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Une infirmière sur deux travaille à temps partiel

« De la mauvaise gestion », selon la FIQ

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Photo Agence QMI / Archives

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Alors que maints hôpitaux se plaignent du manque d’effectifs, une infirmière sur deux, au Québec, travaille à temps partiel. Pire encore, les deux tiers des infirmières auxiliaires occupent des postes à temps partiel ou occasionnels.

Si un certain nombre d’infirmières choisissent de réduire leurs semaines de travail en raison de la conciliation travail-famille ou parce que la tâche est trop lourde, plusieurs n’ont pas accès à des postes à temps complet dans le réseau de la santé.

«C’est vraiment de la mauvaise gestion. On demande à ce qu’il y ait 70 % de postes d’infirmières à temps complet dans les établissements, ce qui est encore loin d’être le cas», signale la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent.

À cause des compressions budgétaires, les établissements coupent dans les remplacements des congés de maternité, de maladie et autres, déplore-t-elle. Pour tout résultat que les équipes soignantes se retrouvent en surcharge de travail.

Heures supplémentaires

Mme Laurent dénonce «l’utilisation abusive» des heures supplémentaires par les établissements. À Sherbrooke, notamment, les heures supplémentaires obligatoires et le recours aux agences privées sont en augmentation.

«Dans l’ensemble, il n’y a pas eu une grosse amélioration. Au cours des dernières années, les soins se sont complexifiés. Or, on n’a jamais ajusté le personnel en conséquence. Certaines infirmières vont dire: je prends la fuite; je réduis mes heures, sinon je ne passerai pas au travers», illustre Mme Laurent.

La FIQ a déjà proposé en négociation d’obliger les infirmières à travailler quatre jours par semaine ce qui n’a pas été retenu par le gouvernement.

«On revient avec d’autres solutions comme de stabiliser les équipes de travail et de prévoir le nombre réel de personnel sur les unités de soins», explique Mme Laurent.

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