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Coiteux précise son «grand ménage» dans l’informatique

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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Disant vouloir «prendre le taureau par les cornes», le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a annoncé qu’il avait confié des mandats spéciaux au Vérificateur général et à l'UPAC.

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Le Vérificateur général et l’UPAC devront spécifiquement s’attaquer au bordel informatique.

«Je suis totalement conscient des préoccupations et des défis en cours à l’égard des technologies de l’information [...] Le ménage est en cours, et laissez-moi vous dire que ce ne sera pas une petite séance d’époussetage. Ce sera le grand ménage du printemps», a-t-il lancé en point de presse, mercredi.

Disant vouloir «prendre le taureau par les cornes», le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a annoncé qu’il avait confié des mandats spéciaux aux deux instances.

Le Vérificateur général, d’abord, pourra vérifier la conformité des processus contractuels depuis trois ans dans lesquels ont été impliqués les individus qui ont été arrêtés pour fraude par l’UPAC le 11 mars relativement aux technologies informatiques. Ce mandat ratisse large puisque M. Coiteux demande aussi au Vérificateur général d’analyser «tout autre élément qu’il jugera opportun» relativement à cette tâche.

Coiteux demande l’aide de l’UPAC

Ensuite, le président du Conseil du trésor confie à l’UPAC un mandat afin de «formuler des recommandations au gouvernement pour lutter encore plus efficacement contre les pratiques illégales rencontrées dans l’octroi et la gestion des contrats informatiques du secteur public et de les prévenir», a-t-il expliqué.

Robert Lafrenière, le commissaire à la lutte contre la corruption, a jusqu’au 30 juin pour émettre ses recommandations.

Martin Coiteux a confirmé qu’il allait annoncer d’ici la fin de juin sa stratégie et sa réforme complète dans le domaine. Un projet de règlement est en préparation.

Une consultation est menée auprès de l’industrie.

Il a rappelé les efforts déjà réalisés: repositionnement du Centre des services partagés du Québec, réduction du recours à l’externe, audit sur le projet SAGIR, notamment.

Le président du Conseil du trésor rappelle qu’il ne souhaite pas seulement faire le ménage pour contrer les malversations. La révision des pratiques contractuelles ne concerne pas «strictement les questions d’intégrité», explique M. Coiteux. «Mais, pour des questions de concurrence, de coût, de qualité, de respect des budgets», explique-t-il. « C’est tout que l’on doit revoir.»

Question sur Pierre Ouellet

Rappelant que le gouvernement analysait les contrats d’IBM après que deux ex-employés et un employé de la firme eurent été arrêtés par l’UPAC pour fraude la semaine dernière, M. Coiteux a été interrogé à savoir si le chef de cabinet du ministre Jacques Daoust, soit Pierre Ouellet, avait été rencontré à ce sujet.

M. Ouellet a occupé un très haut poste, soit directeur du développement stratégique chez IBM, avant de revenir en politique en 2014.

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