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Violemment agressée, les policiers refusent d'enquêter

Violemment agressée, les policiers refusent d'enquêter

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TERREBONNE – Une femme qui a été victime d'une agression à Terrebonne n'en revient pas que les policiers aient refusé de prendre sa plainte. En plus de ne jamais retrouver les coupables, elle doit vivre avec d'importantes séquelles.

«Il a mis les «breaks», puis il est sorti du véhicule, il m'a donné un coup de poing au visage. Je suis tombée par terre, lui est rembarqué dans sa voiture, puis ils sont repartis en se disant: «Ha! ha! Tu l'as eue!»», a raconté Véronique Tremblay.

Sérieusement frappée à la tempe, il lui a fallu un certain temps pour retrouver ses esprits. Une fois rendue chez elle, sa mère appelle les policiers.

«On va vous envoyer une voiture dès qu'il y en aura une de disponible, parce que présentement on est à court d'effectifs», se serait vu répondre la mère de la victime, Johanne Giroux.

Les policiers sont arrivés trois heures plus tard. Ils ont examiné Véronique et jugé que son état ne valait pas d'aller à l'hôpital. Une erreur, selon le médecin qui lui a diagnostiqué un traumatisme crânien.

«Le médecin lui a dit: “À partir du moment où on fait une commotion cérébrale, il ne faut surtout pas dormir. Ça peut être dangereux, tu peux ne jamais te réveiller», a raconté Mme Giroux.

Comme Véronique n'arrivait pas à décrire son agresseur, ils n'ont même pas jugé nécessaire de rédiger un rapport.

«Ils ont jugé que, à ce moment-là, c'était une perte de temps de remplir un rapport, d'aller passer trois heures au bureau, qu'ils préféraient être sur la route», de dire sa mère.

Après l'agression, un véhicule semblable à celui utilisé par les agresseurs, une Honda Civic du début des années 2000, a circulé pendant environ une heure dans le quartier.

Son conducteur avait un comportement louche et la mère de Véronique aurait bien aimé que les policiers soient présents pour procéder à des vérifications.

«Il brûlait les stops ici, les arrêts, faisaient des départs bruyants. Il circulait toujours dans le secteur», a insisté Mme Giroux.

Les médecins ont mis Véronique au repos forcé deux semaines. Elle dit avoir la peur dans son ventre désormais.

«J'ai l'impression de ne pas avoir eu de protection, j'ai l'impression que, n'importe quand, tu peux te faire agresser», a déploré Véronique.