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Les automobilistes en colère

Olivier Nadeau, 26 ans conduit une Audi TT
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Christine Noël Selon le rapport Godbout, Olivier Nadeau pourrait devoir payer plus cher pour immatriculer son Audi TT (photo ci-contre) et sa Mini Austin 1962.

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L’essence, les primes d’assurance et l’immatriculation pourraient coûter encore plus cher aux automobilistes, qui se disent exaspérés mais non surpris par les recommandations du rapport Godbout déposé hier.

«C’est frustrant. C’est toujours à nous de payer», lance Éric Piché. Le contremaître dépense 120 $ aux deux jours pour remplir le réservoir de son camion F-250.

Comme lui, tous les automobilistes rencontrés à une station d’essence de Montréal hier s’opposent aux importantes hausses de tarif suggérées par le rapport de Luc Godbout.

« C’est assez »

«C’est assez. Les automobilistes ont fait leur part. Ils doivent déjà composer avec un des litres d’essence les plus taxés en Amérique du Nord», lance Anne-Sophie Hamel, porte-parole de CAA-Québec.

Pendant les quatre dernières années, la taxe provinciale sur l’essence a en effet augmenté de quatre cents (entre 2009 et 2013).

«Taxer les automobilistes représente une solution trop facile et on espère que le gouvernement ne retiendra pas cette proposition», conclut Mme Hamel.

Nécessité

La Ligue des contribuables est du même avis. La directrice générale Claire Joly croit que ces hausses vont décourager ceux qui veulent retourner sur le marché du travail.

«Pour certains Québécois, posséder une voiture, c’est une nécessité pour pouvoir travailler. Avec ces hausses, ça devient impossible», explique-t-elle.

Ceux qui possèdent une voiture de luxe pourraient écoper encore plus que les autres avec une augmentation de 1 à 3 %. C’est le cas d’Olivier Nadeau, qui conduit une Audi TT. Il ne voit pas ces augmentations d’un bon œil.

«Ça me fâche! C’est vrai que je pourrais m’acheter une plus petite voiture, mais j’aime les beaux modèles», explique le jeune homme de 26 ans.

«Il faut s’habituer», lance, résigné, Didier Gillon, en faisant le plein de son Jeep.

Selon des chiffres de la SAAQ datant de décembre 2014, on dénombre 4 502 414 automobiles de promenade et 450 172 véhicules commerciaux et professionnels au Québec.

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