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Armes à feu: Maxime Bernier «en a soupé» des motions unanimes de l'Assemblée nationale

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Photo REUTERS/Chris Wattie - Archives

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Le député conservateur Maxime Bernier n'a que faire que l’ensemble des partis de l’Assemblée nationale du Québec soient d’accord et qu’ils votent une résolution unanime. Sur les armes à feu. Ou en général.
 
Le député de la Beauce n’a pas été ému et encore moins impressionné de voir les députés québécois de toute allégeance s’entendre sur un enjeu, dans ce cas-ci, pour condamner les propos controversés de Stephen Harper sur les armes à feu.
 
Il n’y a rien d’étonnant de voir un député conservateur s’opposer à un tir groupé pour dénoncer les propos de son chef. Mais, lors d’une entrevue menée par Denis Gravel et Jérôme Landry à CHOI 98,1, jeudi matin, M. Bernier est allé plus loin en disant qu’il en avait assez de ce genre de motions de l’Assemblée nationale.
 
«J’en ai soupé des déclarations unanimes de l’Assemblée nationale», a-t-il déclaré. Il a par la suite invité les élus du Parlement québécois à cesser de ««se mêler des juridictions qui ne sont pas les leurs.
 
Mardi, le Parlement québécois a voté à l’unanimité une motion disant que «l'assouplissement des motifs permettant l'utilisation d'armes à feu pour l'autodéfense, idée avancée par le premier ministre du Canada, n'est pas souhaité par la population québécoise et va à l'encontre de ses valeurs.»
 
Cette motion répond à la déclaration de Stephen Harper qui a dit approuver, jeudi dernier, le recours aux armes à feu par les citoyens des campagnes lorsque la police est loin.
 
Dans cette même entrevue, M. Bernier a aussi défendu l’abolition du registre des armes à feu que Québec conteste devant la Cour suprême du Canada afin de maintenir les données le concernant. Cette position avait aussi fait l’objet d’une motion unanime de l’Assemblée nationale en 2011.​
 
Réaction de Fournier
 
Le ministre des Institutions et des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Marc Fournier, estime que l’opinion de M. Bernier démontre un «manque de respect». «Dans un fédéralisme, les assemblées délibérantes de chacune des provinces, lorsqu’elles s’expriment, surtout de façon unanime, ça doit vouloir dire quelque chose», a-t-il ajouté.
 
Avec la collaboration d'Élisa Cloutier et de Geneviève Lajoie