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Des munitions pour les opposants à Mine Arnaud

Site de Osisko à Malartic Canadian Malartic
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L’Institut national de la santé publique donne des munitions aux citoyens de Sept-Îles qui s’opposent à l’implantation de la mine Arnaud.

L’INSPQ a publié une étude vendredi qui fait état de problèmes de santé importants à la suite de l’implantation de la mine Canadian Malartic dans un quartier de la municipalité. Des citoyens de Sept-Îles s’inquiètent pour leur santé avec l’implantation de la mine Arnaud, un projet plus important que celui de Malartic. Québec n’a pas attendu le rapport de l’INSPQ pour donner le feu vert au projet de Sept-Îles.

Selon cette étude, l’arrivée de la mine a amélioré le sort économique de plusieurs personnes, mais elle a également eu des impacts négatifs sur de nombreux citoyens. L’INSPQ affirme que les constats de l’enquête peuvent être mis à profit pour les autres projets miniers au Québec.

Problèmes de santé

Depuis plusieurs années, les citoyens de Malartic se plaignent de la présence de bruit, de vibrations et de poussières très importantes. L’INSPQ leur donne raison puisque ce sont les principales nuisances physiques notées dans l’étude.  «Je ne comprends pas encore pourquoi on ne nous a pas fait subir des tests pour étudier notre capacité pulmonaire. Je suis certain que toute la poussière que entre dans ma maison a un impact sur ma santé», a indiqué une citoyenne de Malartic, Diane Fréchette.

Selon Ugo Lapointe de Québec Meilleure mine, les normes québécoises ne sont adaptées aux grandes mines à ciel ouvert en milieu habité.

Impacts psychologiques et physiques

L’étude de l’INSPQ révèle que dès les premières étapes du projet en 2006, les impacts psychologiques ont commencé à se faire sentir. «L’annonce du projet minier, les forages exploratoires et le déménagement ou la destruction de plus de 200 bâtiments dans le quartier sud sont des changements qui ont entraîné des effets psychologiques et sociaux pour la majorité des Malarticois», peut-on lire dans l’étude.

En gros, les citoyens ont ressenti un sentiment d’impuissance, du désarroi, de la tristesse, de la frustration et du stress.

Des gagnants et des perdants

Depuis que la mine est entrée en opération en 2011, les citoyens de Malartic estiment que le fossé entre les riches et les pauvres s’est accru. Le sentiment d’impuissance serait notamment important. Les citoyens sont résignés à tolérer la situation sans se plaindre, car ils ne sentent pas qu’ils ont le pouvoir de changer les choses.