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Les drones contre-attaquent

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Malgré les réserves des acheteurs et des législateurs, les drones, ces petits appareils volants dotés d'une caméra pouvant capter des images à vol d'oiseau, n'ont pas dit leur dernier mot. Des appareils comme le Bebop, de la société française Parrot, tentent à nouveau de séduire les amateurs d'appareils téléguidés en proposant des fonctions évoluées à prix modique. Est-ce la bonne formule ?

Chose sûre, sur papier, ça promet: l'appareil a une autonomie accrue, une meilleure caméra avec 8 go de stockage interne, et dans l'ensemble, semble mieux ficelé que l'AR Drone 2.0, le modèle que Parrot vendait depuis deux ans et qui est en quelque sorte remplacé par le Bebop.

La caméra fait 14 mégapixels et peut enregistrer des vidéos en format pleine HD 1080p. Surtout, son objectif à grande focale f2.2 permet de cadrer manuellement sur une partie de l'image seulement. L'appareil ne filme ainsi pas seulement ce qui se trouve directement devant son nez, mais aussi ce qui se situe légèrement en contrebas, sur les côtés ou même vers le haut. On peut diriger la prise de vue à distance tandis que l'appareil est en mouvement pour créer des effets de caméra intéressants, mais ô combien difficile à maîtriser à l'aide de nos deux seuls pouces.

L'appareil se commande plus ou moins simplement via une application pour téléphone ou tablette à système Android, iOS ou même Windows Phone, sur l'écran desquels on voit l'image tirée de sa caméra. Parrot propose en option le Skycontroller, sorte de super contrôleur à portée prolongée (jusqu'à 2 km de rayon!) améliorant grandement la commande du Bebop. Ce contrôleur est doté d'une sortie HDMI à laquelle on peut brancher un moniteur externe ou, pourquoi pas, un casque de réalité virtuelle à la Rift, d'Oculus, qui crée l'illusion de s'envoyer en l'air soi-même.

Parrot propose aussi d'autres modes de vol, dont certaines cabrioles préprogrammées et, surtout, un pilote automatique recourant aux satellites des systèmes GPS, Glonass et Galileo. Celui-là prend en note son lieu de décollage et peut y retourner sur demande. On peut lui indiquer quelques coordonnées GPS à visiter afin de créer un itinéraire de vol qu'il suivra à la lettre.

Évidemment, tout ceci exige d'être dans un champ ou une clairière entièrement dégagé, car l'appareil a la fâcheuse manie d'aller se planter dans les branches du premier arbre venu. Et si vous avez le malheur de lancer le Bebop dans un parc, les enfants ne manqueront pas de venir s'agglutiner autour de l'appareil, déréglant ainsi son calibrage et rendant d'autant plus complexe son pilotage à distance.

11 minutes d’autonomie

Bref, pour un appareil grand public, le Bebop exige un certain doigté et, surtout, une patience qui n'est pas à la portée de tous. Surtout qu'en plus, son autonomie annoncée de 11 minutes est en réalité si courte, surtout par temps froid, qu'on a très peu de temps pour apprendre à dompter la bête (Parrot inclut deux piles dans la boîte, heureusement). C'est d'autant plus risqué de programmer un circuit pour son pilote automatique, le risque que la pile meure en chemin étant toujours présent...

Parrot parvient à réunir plusieurs caractéristiques fort attrayantes sur le châssis fort léger et compact de son Bebop. Sa caméra est attrayante, sa simplicité d'utilisation et sa durabilité en font un produit grand public, mais son autonomie incertaine et, surtout, un prix de détail de 650 dollars en font un drone très coûteux pour le plaisir qu'on en retire.


Parrot Bebop

  • Quadricoptère à commande WiFi
  • Caméra frontale pleine HD (photo: 14 mégapixels)
  • Autonomie de 11 minutes par charge (deux piles incluses)
  • 650 $