/world/europe
Navigation

Un prêtre polonais accusé de pédophilie veut purger sept ans de prison

Coup d'oeil sur cet article

Un prêtre polonais accusé d’actes de pédophilie en République Dominicaine a proposé vendredi de se soumettre volontairement à une peine de sept ans de prison, a annoncé la justice.

«L’accusé a déposé une requête en vue de se soumettre volontairement à une peine de prison de sept ans», a indiqué à l’AFP le juge Marcin Lochowski, porte-parole du tribunal de Varsovie-Praga, précisant que les délits dont il est accusé sont passibles de 15 ans de prison maximum.

Le prêtre Wojciech G. (la loi polonaise interdit de publier son nom avant la fin du procès ndlr) répond au total à dix chefs d’accusation, notamment pour relations sexuelles avec mineurs de moins de quinze ans, en République dominicaine dans les années 2009-2013 et en Pologne en 2000-2001. Il est également accusé de possession de matériel de pornographie juvénile et de port d’armes.

«De jure, le prêtre ne plaide pas coupable, mais de facto sa requête signifie qu’il se reconnait coupable dles délits qui lui sont reprochés», a ajouté le porte-parole.

La justice polonaise avait ouvert une enquête contre Wojciech G. en septembre 2013 après les accusations dans la presse des deux pays selon lesquelles le prêtre s’était livré à des actes de pédophilie dans la ville de Santiago (155 km au nord-ouest de la capitale de la République dominicaine).

Le prêtre âgé de 38 ans aujourd’hui, fut arrêté en Pologne dans le village de ses parents en février 2014. Il est en prison depuis.

Le procès qui s’est ouvert vendredi et se déroule à huis clos reprendra mercredi prochain. Le tribunal pourrait infliger ce jour-là à l’accusé la peine de sept ans qu’il a lui-même proposée si le parquet et les magistrats considéraient la proposition adéquate pour les préjudices subis par les huit victimes, deux en Pologne et six en République Dominicaine.

Un autre religieux polonais, l’archevêque Jozef Wesolowski, ancien nonce apostolique en République dominicaine, est accusé lui aussi d’actes pédophiles dans ce pays.

Destitué en 2013 par le pape François, il attend son procès au Vatican.

Vendredi, dans un premier procès du genre, les parties sont parvenues à un accord prévoyant que le diocèse de Koszalin et un curé de ce diocèse financeraient une psychothérapie pour un homme qui réclamait 200.000 zlotys (50.000 euros) à la suite d’un préjudice subi lorsqu’il était enfant, à Kolobrzeg (nord).

L’Eglise polonaise, secouée par plusieurs scandales de pédophilie, rejetait jusqu’à présent l’idée d’une quelconque forme d’indemnisation des victimes.