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Un capitaine la saison prochaine? Rien de trop sûr

Carey Price
photo d'archives Carey Price

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Lorsque Brian Gionta a décidé de s’entendre avec les Sabres le 1er juillet 2014 et qu’au même moment Josh Gorges a été échangé à Buffalo, bien des experts se sont posé des questions sur le leadership au sein du Canadien. Aujourd’hui on sait que ce n’est pas un seul joueur qui influence le reste du groupe. Ils sont plusieurs à mener par l’exemple.

La saison qui se termine aura démontré que Max Pacioretty a pris plus de galon et qu’il pourrait être un jour capitaine de cette équipe.

Lors d’un entretien avec Marc Bergevin la semaine dernière en Floride, le directeur général du Canadien m’a clairement indiqué qu’il ne savait toujours pas s’il allait nommer un capitaine avant le début de la prochaine saison. «Lorsqu’on a pris la décision d’avoir quatre adjoints, je savais qu’il allait y avoir un changement de garde et que le leadership devait venir de tout le monde et non de quelques joueurs. Je me répète, mais on a déjà un gros C sur le chandail de chaque joueur. À ce que je sache, les choses se sont bien passées cette saison sans qu’on ait un capitaine attitré et on sait pourquoi on gagne des matchs.»

PRICE, LE VRAI CAPITAINE ?

Si Marc Bergevin ne sait toujours pas s’il va nommer un capitaine la saison prochaine, c’est qu’il a le luxe d’avoir plusieurs joueurs qui mènent par l’exemple. Ma prochaine question était donc de lui demander si son vrai capitaine n’était pas justement son gardien et qu’il ne pouvait pas lui mettre une lettre sur son chandail, comme le veut les règlements de la ligue. «Carey est un leader par l’exemple et ce, même s’il n’a pas de C sur son chandail. C’est un leader à l’interne et les jeunes le savent. Mais la question que je me pose aussi, c’est vraiment à quoi sert le C ? Aller parler à l’arbitre lorsqu’il y a une pénalité ? Je respecte le fait qu’avoir un capitaine fait partie de la tradition, mais je ne suis pas certain que ce soit nécessaire. Un joueur n’a pas besoin d’être un capitaine pour se lever dans le vestiaire.»

DIFFICILE DE GAGNER

Le directeur général du Canadien consulte régulièrement le classement et il n’en revient pas de constater comment la marge de manœuvre est vraiment petite. Le Canadien a 99 points et est assuré de participer aux séries. Il y a quand même près de dix bonnes équipes dans les deux associations qui pourraient rater les séries, ce qui démontre le niveau de parité dans la ligue. «Chapeau à toutes les équipes qui font les séries. Il y en a 16 qui vont se battre une contre l’autre et c’est impossible de faire des prédictions. Ce n’est pas comme dans le temps où les équipes qui terminaient septième ou huitième dans la division n’avaient aucune chance de gagner.»

Marc Bergevin donne l’exemple des Kings qui ont remporté deux des trois dernières coupes Stanley tout en ayant fait les séries presque à la dernière minute. «Imagine ce qu’on dirait à Montréal si on entrait nous aussi à la dernière semaine dans les séries ? On dirait qu’il faudrait mettre Michel (Therrien) dehors ou échanger (Carey) Price. Mais quand ça va mal, on dirait que c’est juste notre équipe dans toute la ligue qui connaît des insuccès. Pourtant Nashville a perdu sept matchs de suite, mais personne n’en parle à Montréal. C’est ma réalité. Une chose est certaine, je ne vais pas virer l’équipe à l’envers si on perd en première ronde. La ligue est très compétitive et c’est tough de gagner. Les matchs sont tellement serrés.»


P.K. SUBBAN FOUETTÉ ?

PK Subban connaît une excellente deuxième moitié de saison et ses patrons sont très satisfaits de son jeu. Ce n’était pas nécessairement le cas en début de saison. Pas parce qu’il n’amassait pas de points, mais beaucoup plus en raison de certaines prises de décisions. Il était souvent pénalisé, ce qui faisait mal à l’équipe. Son jeu a vraiment changé la journée où la LNH ne l’a pas invité au match des étoiles. Coïncidence ? «C’est un bon point, mais seul P.K. peut repondre à cette question, soutient Marc Bergevin. P.K. joue avec fierté présentement et son début de saison n’était pas aussi bon qu’il le souhaitait. C’est un athlète fier et peut-être bien qu’il y a un lien, mais j’ai remarqué aussi qu’il jouait mieux trois ou quatre matchs avant la décision de la ligue.» Décision qui est tombée le 10 janvier.

ENFIN UNE LOGIQUE

Ça fait maintenant près de dix ans que le comité de compétition de la ligue se rencontre à la fin du mois de juin. Ce comité est formé de membres de l’Association des joueurs et de dirigeants de la LNH afin de recommander de nouvelles règles qui seront appliquées la saison suivante. Mais le processus pour adopter les règles était lourd parce que la réunion annuelle des membres de l’AJLNH avait lieu en juillet et ultimement ce sont eux qui ont le dernier mot. Les joueurs ont toutefois décidé de devancer leur réunion annuelle qui aura lieu en juin afin d’accélérer l’adoption des nouveaux règlements, au grand plaisir de Gary Bettman et de son groupe, qui commençaient à s’impatienter.

UN GROS NUAGE NOIR

La faiblesse du dollar canadien est telle présentement (78 cents US) que les joueurs devront encore placer 16 pour cent de leur salaire en fiducie (escrow) pour leurs trois dernières paies de la saison. Les joueurs sont forcés de mettre de l’argent de côté parce que si la LNH n’atteint pas ses objectifs financiers, elle fouille dans la poche des joueurs pour s’assurer que les revenus sont partagés de façon égale, soit 50/50. 16 % du salaire qui disparaît ainsi n’est évidemment pas bien accueilli par les joueurs, qui ne s’en plaignent pas publiquement, mais qui vont s’assurer que le plafond salarial sera le plus bas possible la saison prochaine pour éviter de perdre autant d’argent.

 

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