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Graffitis haineux contre la porte-parole de l'ASSÉ

La porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Camille Godbout, est la cible de graffitis haineux dans des toilettes de l'Université de Montréal.
Anne-Marie Provost / 24 Heures La porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Camille Godbout, est la cible de graffitis haineux dans des toilettes de l'Université de Montréal.

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La porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) est la cible de harcèlement criminel. Des messages haineux ont été écrits sur les murs de cabines de toilettes à l’Université de Montréal (UdeM).

«J’espère que la petite pute de riche en chef de l’ASSÉ va se faire violer et que ça va lui faire mal... Cette vache!» peut-on ­lire dans deux cabines de toilettes pour hommes situées dans la Faculté d’aménagement de l’UdeM.

«La police a été contactée pour ouvrir une enquête à ce sujet, car il s’agit d’un acte criminel», a indiqué Mathieu Filion, porte-parole de l’Université de Montréal.

«C’est une situation qui est prise très au sérieux, nous ne prenons pas à la légère un tel geste», a-t-il ajouté.

Des mesures disciplinaires peuvent être imposées aux contrevenants, allant jusqu’à l’expulsion définitive.

Propos inacceptables

La porte-parole de l’ASSÉ Camille Godbout qualifie ces propos de choquants et d’inacceptables.

«C’est une preuve que la culture du viol est encore présente dans la société. Si j’étais un porte-parole homme, il n’y aurait pas d’appel à la violence sexuelle comme ça», a-t-elle affirmé.

«Ça n’arrêtera pas le fait que je vais continuer à porter les positions de l’ASSÉ sur la place publique», a-t-elle ajouté.

Harcèlement criminel

L’avocate-criminaliste Véronique Robert qualifie sans aucune hésitation le graffiti de harcèlement criminel.

«C’est violent comme message, une personne peut se sentir raisonnablement harcelée par des propos comme ça», a-t-elle indiqué.

«C’est à la limite de la menace, mais pour que ce soit une menace d’un point de vue criminel, il faut démontrer qu’il y a une intention spécifique de faire peur, alors qu’ici la personne espère sans dire qu’elle fera l’acte», a-t-elle ajouté.

Une infraction de harcèlement criminel est passible de sanctions allant jusqu’à un emprisonnement maximal de 10 ans.

 

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