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Le projet de loi 20 coulerait la procréation assistée

<b>Jacques Kadoch</b><br />
Directeur de clinique
Photo courtoisie Jacques Kadoch
Directeur de clinique

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Le projet de loi 20 du ministre Barrette qui vise à modifier le programme de procréation assistée mènerait à sa perte, selon un médecin du CHUM qui l’a défendu en commission parlementaire, hier.

«S’il est adopté tel quel, le projet de loi 20 va mettre ce programme en péril», a lancé Jacques Kadoch, directeur médical de la clinique de procréation assistée du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Ces modifications prévoient entre autres que les femmes devraient attendre d’avoir 37 ans pour se faire rembourser un second cycle de procréation.

«Obliger à attendre 37 ans pour un deuxième enfant, ça n’a pas d’allure», lâche-t-il.

«L’accessibilité pour les couples stériles va diminuer, et le programme va s’éteindre», a mis en garde le Dr Kadoch, qui parle d’un «fleuron de la médecine au Québec.»

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Le projet de loi 20 du ministre de la Santé Gaétan Barrette vise aussi à améliorer l’accessibilité aux médecins de famille, notamment en imposant un quota de patients.

Le directeur du CHUM, Jacques Turgeon, qui s’est récemment brouillé avec

M. Barrette a dit «souscrire à cet objectif» hier. Il souhaite cependant qu’on tienne compte des cas graves et variés traités par ses médecins.

Il a demandé aussi d’encourager les activités de recherche du CHUM. «Il faut développer un mode rémunération comportant des incitatifs en termes d’activités académiques», a-t-il dit.

 

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