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Perquisitions liées à l'asphalte

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Le Bureau de la concurrence du Canada a lancé une série de frappes hier à travers la province pour recueillir des preuves contre un réseau de collusion dans les domaines de l’asphalte, du pavage et du terrassement.

Les perquisitions découlent d'allégations portant sur des «ententes pour truquer les offres, fixer les prix et se partager le territoire», a indiqué clairement Gabrielle Tassé, la porte-parole de l'organisme fédéral.

Elles se sont déroulées en Montérégie, en Estrie, en Mauricie, dans le Centre-du-Québec et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a-t-elle poursuivi.

Comme il s'agit d'une enquête indépendante du Bureau de la concurrence du Canada (BCC), a précisé Mme Tassé, ce dernier ne peut révéler ni le nombre ni les noms des entreprises ou des individus visés par les perquisitions.

«On est à recueillir des éléments de preuves pour établir des faits», a-t-elle simplement déclaré. Une fois les preuves analysées, le BCC évaluera s’il les remet au Directeur des poursuites criminelles et pénales pour un éventuel dépôt d’accusations.

Cartel de l’asphalte

L'existence d'un important cartel de l'asphalte avait déjà été mentionnée devant la commission Charbonneau en 2013, lors du témoignage de l'ex-entrepreneur de la firme Sintra, Gilles Théberge.

Ce dernier avait en effet révélé qu'au début des années 2000, plusieurs entreprises (Simard-Beaudry, DJL, Sintra et Beaver Asphalte) avaient passé un accord pour fixer les prix d'achat de leur bitume et se partager les contrats publics à Montréal, mais aussi sur la Rive-Sud. D’autres ententes auraient également été conclues avec Bauval, Pavages Chenail, Carrière Bernier et P.A. Baillargeon.

Ce cartel avait fait bondir les marges de profit des collusionnaires aux dépens du ministère des Transports du Québec (MTQ) et des municipalités qui payaient anormalement plus cher leurs travaux publics.

L’ex-président de la firme Sintra, Normand Bédard, avait lui aussi expliqué devant la commission Charbonneau que Sintra et DJL se partageaient la tarte des contrats du MTQ selon l’implantation de leurs usines de production d’enrobés bitumineux à travers la province.

À l’automne 2012, l’Unité permanente anticorruption avait perquisitionné les bureaux de Construction DJL, puis arrêté, en 2013, l’ex-PDG de Sintra, Normand Bédard.


 

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