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Lettre ouverte de la relève à Richard Desjardins

Richard Desjardins
Photo d'archives

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Le cynisme affiché dernièrement par M. Desjardins à l’égard des forestiers et de la foresterie en général est percutant.

Dans les années 1990, il a su relever plusieurs lacunes du domaine forestier québécois nécessitant des améliorations. La commission Coulombe et un nouveau régime forestier en ont ainsi indirectement découlé.

M. Desjardins écrivait dans sa chronique du 11 mars dernier cette phrase plutôt surprenante: « on se serait aussi attendu à ce que l’Université Laval, [...] utilise ce cash pour insuffler une bonne dose de sciences écoforestières à son cursus scolaire au lieu de continuer à faire de ses étudiants des extracteurs professionnels de mètres cube de bois.»

Pour pouvoir affirmer une telle chose, il lui faudrait VRAIMENT connaître la matière abordée dans les cours, les professeurs qui les dispensent, ainsi que la variété des sujets des innombrables discussions académiques. Depuis les dernières années passées à fréquenter la Faculté de foresterie de l’Université Laval, jamais M. Desjardins ne nous a fait l’honneur de sa présence! Nous nous demandons donc comment il peut être au courant de toutes les notions qu’on nous inculque, nous, étudiants en foresterie. Il devrait savoir que notre formation est définitivement multidisciplinaire.

Ce sont autant de notions fauniques, récréatives, politiques, sociales et écologiques que nous combinons à des notions forestières pour qu’il en résulte un aménagement forestier dit « intégré ». De plus, les notions écologiques ou écosystémiques font partie intégrante de l’enseignement de l’aménagement du territoire. Ce n’était pas nécessairement le cas dans les années 1990. On a avancé depuis.

La nouvelle génération de forestiers est plus ouverte et plus consciente que jamais de son environnement. Le dynamisme rencontré à l’intérieur des murs de la faculté est saisissant. La population entière peut le constater, entre autres, lors de l’annuel Salon de la forêt, un événement gratuit constituant une véritable vitrine d’informations sur tous les domaines rattachés à la forêt. Pourtant, malgré la passion de M. Desjardins pour le domaine forestier québécois, jamais sa présence n’a pu être constatée lors de cette initiative 100 % étudiante... Écrivez-le tous à votre agenda de l’année prochaine, ce sera du 13 au 14 février 2016 à l’Université Laval. En rencontrant la relève pour de vrai, peut-être M. Desjardins changerait-il sa conception de celle-ci?

Enfin, en tant que futurs acteurs de la foresterie québécoise, nous nous devions de réagir : parce qu’il est absurde de dire que les forestiers ne sont formés qu’à être des extracteurs de mètres cubes de bois, parce qu’il y a des changements dans l’industrie, parce qu’il y a des changements chez les jeunes.

Monsieur Desjardins, bienvenue en 2015.

 

Simon Boivin-Dompierre ing.f.

Candidat à la maîtrise en sciences forestières

Mathieu Bouchard ing.f

Candidat à la maîtrise en sciences forestières

Samuel Gagnon

Finissant au baccalauréat en aménagement et environnement forestiers

Guillaume Leclerc

Finissant au baccalauréat en aménagement et environnement forestiers

Nicolas Roy

Finissant au baccalauréat en aménagement et environnement forestiers

Marie-Hélène Sauvé

Finissante au baccalauréat en aménagement et environnement forestiers

Pierre-Yves Tremblay

Finissant au baccalauréat en aménagement et environnement forestiers


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