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Recours collectif : des présumées victimes d’agressions sexuelles veulent 900 000 $

Jean-Paul Thibault
Photo courtoisie Déjà accusé d’agressions sexuelles et d’attentat à la pudeur, Jean-Paul Thibault est maintenant visé par une demande d’autorisation en recours collectif.

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SAINT-HYACINTHE | Des présumées victimes d’agressions sexuelles de la part d’un ancien directeur du Collège Saint-Hilaire souhaitent obtenir 900 000 $.

Un recours collectif vient d’être intenté contre le frère Jean-Paul Thibault, 72 ans, le Collègue St-Hilaire et les frères de Notre-Dame de Miséricorde.

Le frère Thibault a été accusé la semaine dernière d’agression sexuelle sur un ancien élève. Les policiers croient qu’il y a d’autres présumées victimes.

Le recours collectif a été déposé par le cabinet Kugler Kandestin et vise toutes les victimes d’agressions sexuelles perpétrées par le frère Jean-Paul Thibault, membre de la congrégation religieuse l’Institut des frères de Notre-Dame de Miséricorde, alors qu’il était affilié au Collège Saint-Hilaire.

Des friandises pour l’amadouer

En 1982, le plaignant avait 12 ans et entamait son secondaire 1 au Collège, à titre de pensionnaire. Au début, le frère Thibault lui aurait offert des friandises pour l’amadouer. Il se serait même lié d’amitié avec ses parents.

Les agressions auraient duré plus de 4 ans. Elles se seraient produites à l’intérieur et à l’extérieur des murs de l’établissement d’enseignement.

Une fois où le religieux lui aurait donné de l’alcool, la présumée victime aurait demandé pourquoi il lui faisait subir cela. Le frère Thibault aurait seulement répondu «qu’il demandait pardon au Bon Dieu à chaque fois».

Depuis ces agressions, la présumée victime dit avoir été habitée par la honte, «celle de s’être fait manipuler, d’être perçu comme homosexuel et celle de ne pas avoir pu repousser son agresseur».

Il dit avoir eu un choc en voyant une photo de son agresseur dans un journal local, pour ses accomplissements envers les jeunes. Quand il a vu qu’il était toujours en contact avec des adolescents, ça l’a incité à porter plainte.

Le porte-parole du Collège Saint-Hilaire, Claude Choinière, estime que l’établissement ne devrait pas être visé par le recours. «Les événements allégués se sont produits alors que le Collège était sous une administration religieuse, expose-t-il. Or, depuis 1998, il s’agit d’un collège laïque.»

Près de 900 000 $ réclamés

Le recours réclame 350 000 $ pour compenser la douleur, la souffrance, l’angoisse, la perte d’estime, la honte, l’humiliation et les inconvénients reliés aux agressions. Il souhaite obtenir 500 000 $, en dommages punitifs exemplaires. Enfin, il veut une somme de 25 000 $ pour que les victimes puissent entreprendre une thérapie.


 

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