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Équilibre et régime minceur

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Après six budgets consécutifs écrits à l'encre rouge, le gouvernement du Québec renoue avec l'équilibre budgétaire. Pour y arriver, le gouvernement Couillard impose un régime sec et repousse à plus tard les fruits de l'austérité.

L'État devra composer avec des compressions de 729 M$ cette année. Le couperet tombe même sur les sacro-saints ministères de la Santé et de l'Éducation. Leur budget augmente légèrement en 2015-2016, mais à un rythme inférieur aux coûts de système.

Les universités et les cégeps, qui ont goûté à la médecine de cheval du premier budget Leitao, n'ont qu'à bien se tenir. Québec coupe à nouveau dans leur budget.

Avec un maigre 1,4 %, le ministère de la Santé connaîtra cette année la plus faible hausse de croissance des dépenses des dix dernières années.

Le gouvernement mise sur une croissance globale des dépenses de l'État d'à peine 1,2 % cette année pour atteindre ses objectifs.

Maintenir le déficit zéro ne se fera pas sans effort. «L'équilibre budgétaire, ce n'est pas une histoire d'un soir», convient d'ailleurs le ministre des Finances. Québec devra encore trouver 853 M$ l'an prochain pour éviter de retomber dans le rouge.

Abolition de la taxe santé repoussée

Le gouvernement Couillard saupoudre quelques mesures pour tenter de relancer l'économie, mais les Québécois ne sont pas prêts de souffler.

L'abolition de la taxe santé, un engagement électoral des libéraux, est repoussée. Son retrait progressif ne commencera qu'en 2017. La taxe santé ne disparaîtra pas complètement avant 2019-2020, plus tard que ce que promettait Philippe Couillard.

Bouclier fiscal

Le gouvernement amorce prudemment la réforme fiscale promise. Pour inciter les gens à travailler davantage, le ministre Carlos Leitao pige dans le rapport du fiscaliste Luc Godbout. Il instaure un crédit d'impôt remboursable pour compenser la perte d'argent liée à une augmentation de salaire. Mais encore là, cette mesure ne s'appliquera qu'à compter de 2016.

Réduction des effectifs

En pleine négociation avec ses quelque 550 000 employés, le gouvernement Couillard demande aux ministères de réduire leurs effectifs de 3 % d'ici l'an prochain. Québec met fin à la mesure du remplacement d'un départ à la retraite sur deux. Les sous-ministres devront livrer la marchandise, au risque de se faire imposer un gel de recrutement.

Des économies sont possibles également grâce à la fusion d'organismes. C'est le cas notamment de la CSST, qui est jumelée à la Commission des normes et à la Commission de l'équité salariale.

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