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Montréal: les consultations publiques prennent le virage techno

Un appareil de réalité virtuelle branché sur Google Maps permettait aux participants de se promener virtuellement.
Photo Christopher Nardi / Agence QMI Un appareil de réalité virtuelle branché sur Google Maps permettait aux participants de se promener virtuellement.

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MONTRÉAL – Afin d’attirer davantage de citoyens à ses séances, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a entrepris un virage technologique qui implique des appareils de réalité virtuelle et des projections en trois dimensions.

En octobre dernier, l’organisme public a lancé un nouveau concept de consultation publique pour revoir l’aménagement du secteur est du Plateau-Mont-Royal.

Plutôt que de proposer leurs idées par écrit, les participants pouvaient placer des carrés «intelligents» qui représentaient différents types de développement (résidentiel, commercial, espace vert, etc.) sur une carte du secteur.

Ensuite, un lecteur installé sur un appareil mobile permettait de voir un modèle 3D de leur proposition apparaître en temps réel sur un écran à proximité.

Pour ceux qui ont besoin d’explorer un secteur de la ville en profondeur, un appareil de réalité virtuelle branché sur Google Maps permettait aux participants de se promener virtuellement.

«Il y a un an, notre ancienne présidente avait décidé qu’au lieu de subir la technologie, on allait l’entreprendre et essayer de bâtir vers l’avant tranquillement pour ajouter une plus-value aux consultations. C’était un grand changement de paradigme», a expliqué le responsable de l’innovation et nouveaux médias à l’OCPM, Jimmy Paquet Cormier, en marge de l’exposition Smart City.

Celui-ci a rajouté qu’il y a également des nouveautés pour les participants moins à l’aise avec la technologie, comme une table avec des modèles de maisons ou de parcs que les citoyens peuvent placer sur une carte afin d’illustrer et débattre de leurs idées.

Ville en 3D

L’OCPM espère migrer ses opérations vers Betaville, une plateforme 3D gratuite sur le web qui utilise des données ouvertes afin de créer des modèles de différentes villes.

«Avec cette maquette, les gens pourraient mettre leur idée de projet directement sur la plateforme et commenter ceux des autres, par exemple. Il y a beaucoup de possibilités qu’on veut explorer», a indiqué M. Paquet Cormier.

Jusqu’à l’automne dernier, l’OCPM demandait aux participants à ses consultations de proposer leurs idées par écrit sur une feuille ou une carte après avoir discuté en groupe avec les autres participants.

Une démarche qui convient pour certaines personnes, mais qui n’attire pas d’autres participants qui s’expriment mieux dans un cadre plus intime ou informel, selon M. Paquet Cormier.

«Avant, nos démarches étaient très formelles et institutionnalisées : les gens venaient, s’assoyaient et nous donnaient leurs opinions. Mais on voyait que plusieurs personnes s’exprimaient sur les réseaux sociaux, donc on s’est demandé comment attirer ces gens aux consultations», a souligné M. Paquet Cormier.

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