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La mère de la jeune étudiante critique le travail des policiers

La mère de la jeune étudiante critique le travail des policiers
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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Le policier qui a tiré à bout portant une bourrée de gaz irritant au visage d’une jeune étudiante jeudi durant la manifestation contre l’austérité devant l’Assemblée nationale est allé trop loin, estime la mère de la manifestante.

La mère de l’étudiante blessée lors de la manifestation contre l’austérité en marge du dépôt du budget jeudi est sous le choc, indiquant qu’il y avait eu «beaucoup trop de violence pour rien».

La jeune fille, qui peine à s’exprimer à cause de ses blessures, a relaté les événements à sa mère.

«Elle m’expliquait qu’elle n’a pas touché au policier, elle n’a rien dit et ils ont tiré sur elle», a expliqué la mère de la jeune blessée, Catherine Tremblay, en entrevue à LCN ce matin. «Il y a des façons de lancer les bombes lacrymogènes, dans les airs ou au sol. Visiblement, il n’y avait même pas un mètre ou deux mètres.»

Quelques heures après avoir reçu en plein visage cette bombe lacrymogène, l’étudiante est toujours mal en point, elle a notamment été brûlée au visage.

«L’étendue de ses blessures... Une brûlure et sa lèvre est enflée, je dirais, sept fois plus grosse que la normale, c’est pour ça qu’elle n’est pas capable de parler», dit-elle.

Jeunesse

Elle convient que la jeune femme connaissait les risques, mais ajoute que sa fille est une jeune idéaliste, qui ne faisait qu’exprimer ses idées pacifiquement voulant symboliser la «liberté».

«À 18 ans, on a des idéaux, on voit les choses différemment qu’à un certain âge», affirme-t-elle.