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L’emploi précaire demeure encore élevé au Canada

Selon la Banque TD, il devrait toutefois diminuer d’ici deux ans

L’emploi précaire demeure encore élevé au Canada
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L’emploi précaire est élevé au Canada, mais il a tendance à reculer et il devrait diminuer encore dans deux ans.

Selon une note économique publiée jeudi par la Banque TD, les emplois précaires rapportent de 11 600 $ à 18 000 $ de moins par année par personne. Une situation qui nuit à l’économie.

Faute de définition universelle, la banque torontoise résume la précarité par l’instabilité, le revenu imprévisible, un manque de statut et une ­absence de contrôle sur l’horaire de travail.

L’institution financière établit un indice de précarité qui se situait juste un peu sous le niveau de 100 au début de 2015, alors qu’il dépassait 103 en 1997. La tendance est à la baisse, malgré un rebond lors de la crise de 2008 et 2009.

La TD a examiné plusieurs aspects de la précarité afin de bien comprendre cette réalité.

Le taux de séparation entre employés et employeurs a dépassé 3 % pendant la crise, pour reculer sous 2,5 % en 2014.

Indicateurs de précarité

L’emploi temporaire est un des grands indicateurs de précarité. Il atteignait

15 % en 2014, un chiffre qui était deux fois plus élevé chez les jeunes et en progression chez les personnes âgées.

Les économistes de la TD font ainsi remarquer que le travail temporaire peut être le choix des étudiants au postsecondaire et des retraités qui veulent travailler.

Ce n’est pas l’emploi saisonnier qui entraîne le plus de précarité par les temps qui courent, car il est en déclin. Pour sa part, le travail autonome est stable à environ 15 % depuis 2001.

En ce qui concerne le travail à temps partiel, il est volontaire dans 73 % du temps, soit un taux trois fois plus élevé que le temps partiel non désiré.

En revanche, la précarité est en progression du côté des travailleurs syndiqués. Si ceux-ci empochaient une prime salariale de 22 % en 2014, le taux de syndicalisation recule lentement pour s’approcher de 30 %.

La fragilité financière liée au travail s’explique aussi par l’évolution récente des régimes de retraite.

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