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Un chauffard ivre évite la prison après avoir tué une mère de famille

Roxanne Lavarière
Photo courtoisie, Josée Hamelin Roxanne Lavarière pose avec un portrait de sa mère qui est morte le 22 juin 2008 après avoir été fauchée par la Volvo de Maxime Houle.

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU | Un homme de 24 ans, qui a tué une mère de famille alors que son taux d’alcool dans le sang dépassait la limite permise, n’ira pas en prison.

Maxime Houle a été acquitté hier de conduite avec les capacités affaiblies causant la mort, même s’il a été reconnu coupable d’avoir eu un taux d’alcoolémie supérieur à la limite. Son permis a été suspendu pour un an et il devra payer 600 $ d’amende.

L’accident est survenu le 22 juin 2008 à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Denise Vachon discutait avec des policiers, près d’une auto-patrouille, lorsque Maxime Houle l’a percutée avec sa Volvo, alors qu’il revenait de l’après-bal de sa copine.

«Les conséquences de l’accident sont certes tragiques, mais elles résultent d’une suite d’événements et de décisions malheureuses», a tranché le juge Éric Simard.

La Couronne n’a pas réussi à prouver que c’est l’alcool dans le sang de Maxime Houle qui avait mené à l’accident. Il a donc été acquitté de l’accusation la plus grave qui pesait sur lui.

La thèse de la défense était que Maxime Houle avait été aveuglé par les phares de la voiture de police et que c’est ça qui a causé l’accident plutôt que le taux d’alcoolémie de l’accusé. Au moment de l’accident, Houle avait un permis de conduire à tolérance zéro pour l’alcool.

Maxime Houle a été acquitté de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.
Photo courtoisie, Josée Hamelin
Maxime Houle a été acquitté de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

Elle lui en veut toujours

Sept ans après le drame, la fille de Denise Vachon a toujours du mal à pardonner à Maxime Houle. «Il me semble qu’il aurait juste pu dire: “Je m’excuse, c’était un accident”», expose Roxanne Lavarière. Trois ans plus tôt, elle avait aussi perdu son père d’un cancer du poumon.

Le jour du drame, c’était la première journée qu’elle retournait vivre chez sa mère après avoir passé un an chez sa sœur. «On avait passé la journée ensemble, il faisait beau et on riait, se souvient-elle. Je lui avais avoué tous mes mauvais coups et elle les avait acceptés.»

«J’étais là quand c’est arrivé, poursuit Roxanne. La voiture m’a aussi frappée, mais ma mère m’a poussée pour me protéger.» Elle dit s’être longtemps sentie coupable d’être encore vivante.

Tourner la page

«Il y a deux ans, Roxanne et son frère sont retournés sur les lieux de l’accident pour la première fois.

«On a écrit: “Joyeuse fête des Mères maman, repose en paix”, avec de la craie et ça nous a aidés à tourner la page», raconte-t-elle.