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Une demande d'injonction déposée contre les militants qui ont bloqué l'UQAM

Le piquetage à l’UQAM pourrait se retourner contre les militants

FD-ÉTUDIANTS UQAM
Photo Sylvain Denis/Agence QMI UQAM

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Le blocage orchestré par des militants à l’UQAM, lundi, pourrait nuire au mouvement de grève, alors qu’une injonction a été demandée par l’université et que des étudiants décrient l’initiative des grévistes.

La direction de l’université a déposé à la Cour supérieure, hier matin, une demande d’injonction pour empêcher 34 militants et cinq associations étudiantes de perturber à nouveau les activités de l’UQAM. Lundi, des militants, dont plusieurs masqués ou cagoulés, étaient postés devant tous les accès aux pavillons principaux de l’UQAM pour empêcher quiconque d’entrer.

L’université souhaite ainsi préserver le droit des individus et étudiants «qui fréquentent légitimement l’UQAM». Dans sa requête, elle indique que plusieurs employés et étudiants auraient été bousculés et même frappés au visage alors qu’ils tentaient de pénétrer à l’intérieur.

Les associations étudiantes s’opposent bien évidemment à la demande de l’UQAM. L’avocat qui les représente, Giuseppe Sciortino, a plaidé hier que l’université aurait dû suspendre les cours après que les grèves aient été votées.

«Est-ce que les associations étudiantes peuvent aller aussi loin qu’elles le veulent? s’est demandé le juge Robert Mongeon. Est-ce qu’elles ont le droit de fermer une institution publique?»

Le magistrat, qui a pris sa décision en délibéré, n’a pas précisé à quel moment il rendra son jugement.

«Déplorable»

«C’est vraiment déplorable que nos membres aient eu à subir la décision prise par d’autres associations étudiantes», a affirmé hier le président de l’Association étudiante de l’ESG, Gabriel Boileau,qui représente 14 000 étudiants qui n'ont pas tenu un vote de grève.

La grande majorité des étudiants de l’UQAM interrogés par Le Journal à ce sujet, hier, étaient d’ailleurs de cet avis, même ceux qui étaient en faveur de la grève.

«Je suis gréviste, mais il faut respecter la démocratie étudiante. L’ESG n’a pas voté pour la grève», a dit Michel Larcher, étudiant en sciences politiques.

Le président de l’Association étudiante de l’ESG, qui se dit contre une judiciarisation du conflit, n’approuve toutefois pas le geste de l’UQAM d’avoir déposé une demande d’injonction.

– Avec la collaboration de Michael Nguyen

 


♦ Les professeurs de l’UQAM ont voté en faveur de deux journées de grève, hier, dont une qui se tiendra demain, alors que plus de 100 000 étudiants seront en grève.

 
 

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