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Le Tsar face au cerbère

Alex Ovechkin
Photo AFP Alex Ovechkin

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Carey Price, Pekka Rinne et John Tavares. Voilà les trois noms les plus régulièrement mentionnés lorsque vient le temps de dresser une liste de nominations potentielles pour le trophée Hart. Celui d’Alex Ovechkin passe la plupart du temps sous silence.

Pourtant, l’attaquant vedette des Capitals de Washington sera, à la fin de la saison, le seul marqueur d’au moins 50 buts dans la LNH, un plateau que l’ailier de 29 ans a atteint pour la sixième fois de sa carrière.

«Il a de très bons fabricants de jeu à ses côtés. Des coéquipiers qui réussissent toujours à le trouver sur la glace. L’entraîneur lui donne également beaucoup de temps de jeu sur l’attaque massive. Son talent et son tir sont impressionnants», a lancé Price à la veille d’affronter Ovechkine et les Capitals.

Sous la férule de Barry Trotz, le Tsar s’est totalement métamorphosé. L’expérimenté entraîneur a réussi là où plusieurs de ses prédécesseurs avaient échoué. Il est parvenu à rendre Ovechkin conscient, un peu plus du moins, de son jeu défensif.

Sa fiche de +11 après 76 matchs (qui le place au quatrième rang chez les Capitals) est tout à l’opposé de celle de -35 qu’il a maintenu la saison dernière. On est encore loin du +45 de la saison 2009-2010, mais disons que les Capitals ne misent pas sur une formation aussi dominante qu’à l’époque.

Des yeux tout le tour de la tête

Bref, la rencontre de ce soir mettra aux prises deux joueurs sans qui les espoirs de séries éliminatoires de leur formation respective seraient minces.

Ovechkin n’a inscrit aucun point face au Canadien en deux matchs cette saison. Mais dans le camp du Tricolore, on est conscient qu’un joueur de cette trempe peut exploser à tout moment.

«Il faut constamment garder un oeil sur lui, toujours savoir où il se trouve. Et comme c’est le cas contre tous les joueurs comme lui, il faut lui couper son temps et son espace», a fait valoir P.K. Subban.

«C’est un défi de jouer contre lui, mais je suis le type de défenseur qui aime affronter les meilleurs adversaires. C’est de cette façon qu’il est possible de se mesurer», a-t-il ajouté.

Quant à Price, qui tentera une fois de plus d’égaler le record d’équipe de 42 victoires que se partagent Jacques Plante et Ken Dryden, il soutient que le numéro 8 sera loin d’être le seul chat à fouetter dans le camp adverse.

«Je ne ferai que jouer le match. Le hockey est un sport où il faut lire le jeu et réagir en conséquence. Je dois savoir où tout le monde se trouve sur la glace. Pas seulement Ovehckin», a fait valoir le gardien du Canadien.

Adversaire potentiel

Comme il est loin d’être exclus que les deux équipes s’affrontent dès le premier tour éliminatoire, il serait peut-être bien de passer un message aux visiteurs en balayant leur série de trois rencontres.

«C’est une possibilité qui fera en sorte d’augmenter le niveau d’excitation des gars. On a hâte de jouer ce match», a assuré Pierre-Alexandre Parenteau.

D’ailleurs, si la valse du printemps s’amorçait ce matin, les Capitals et le Canadien en viendraient aux prises.

Remis d’une fracture de la mâchoire qui lui a fait rater les quatre dernières rencontres, Tom Gilbert devrait réintégrer la formation. Idem pour Devante Smith-Pelly, chez qui Michel Therrien a noté une grande amélioration sur le plan de la condition physique.