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«F*** l’injonction»: des manifestants masqués auraient perturbé un cours à l'UQAM

«F*** l’injonction»: des manifestants masqués auraient perturbé un cours à l'UQAM
Photo courtoisie

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Une poignée de manifestants masqués aurait perturbé un cours de droit à l’UQAM, hier soir, faisant fi de l’injonction accordée à l’établissement par la Cour supérieure.

«Une manifestante avait l’injonction en main et avant de la déchirer elle a crié: "F*** l’injonction"», confie Daniel St-Pierre qui, en tant que chargé de cours, avait le droit d’enseigner cette journée-là malgré la grève des professeurs.

L’avocat de formation assure, avec photos à l’appui, que des individus masqués ont perturbé sa classe, hier vers 19 h. Ils auraient ordonné à la vingtaine d’étudiants de sortir du cours. Le geste aurait créé la panique chez certains élèves présents.

«Chaos»

Après la première heure de cours, M. St-Pierre révèle qu’il a vu débarquer un groupe d’individus masqués avec des lunettes de ski, des chapeaux et des foulards. Ils auraient éteint son ordinateur ainsi que les lumières du local. Ils auraient par la suite crié aux étudiants de sortir.

C’est alors que le chargé de cours leur aurait demandé de s’identifier en enlevant leur masque, mais ils ont refusé d’obtempérer. M. St-Pierre soutient que le geste a provoqué l’arrêt de son cours.

Des étudiantes qui auraient été «intimidées» ont dû quitter la classe «parce qu’elles étaient trop ébranlées et sous le choc», soutient l’avocat.

Un garde de sécurité aurait même demandé aux manifestants de quitter les lieux. Il aurait remis l’injonction à une étudiante qui aurait ensuite déchiré le document.

Après une quinzaine de minutes de «chaos», les individus masqués auraient quitté le local.

Injonction

Avec cette injonction, le juge interdit désormais aux étudiants en faveur de la grève de restreindre l’accès à l’UQÀM, mais aussi de perturber toutes les activités de l’établissement, sous peine d’être accusés d’outrage au tribunal et de faire face à une amende ou à une période d’emprisonnement. Cela inclut donc les levées de cours que les étudiants font chaque jour dans les facultés ayant voté pour la grève.
 

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