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L’ancien joueur du Canadien Elmer Lach n’est plus

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MONTRÉAL – L’ancien joueur des Canadiens de Montréal Elmer Lach est décédé samedi matin à l’âge de 97 ans.

L’un des plus célèbres compagnons de trio de Maurice Richard, Elmer Lach, est décédé samedi, à Montréal, à l’âge de 97 ans.

Il était l’aîné parmi les anciens joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) depuis le décès d’Albert Suomi, à l’âge de 100 ans, en septembre 2014.

«Tous les membres de l’organisation du Canadien sont profondément peinés et touchés par le décès de M. Lach», a souligné le président du CH, Geoff Molson, par voie de communiqué.

Photo d'Archives

«Elmer Lach était un joueur déterminé qui a connu une grande carrière avec le Canadien et qui est devenu un membre important de la communauté montréalaise. Au nom de la famille Molson, et de tous les membres de l’organisation du Club de hockey Canadien, j’offre mes plus sincères sympathies aux membres de sa famille.»

La «Punch Line»

Joueur de centre robuste, Lach a évolué pendant des années aux côtés de Richard et de Toe Blake, au sein d’un trio surnommé la «Punch Line». Ensemble, les trois joueurs ont permis au Canadien de Montréal de soulever leur première coupe Stanley en près de 13 ans, en 1944.

Deux saisons plus tard, Lach a de nouveau porté à bout de bras le précieux trophée. Il le remporta une troisième et dernière fois en 1953.

Aux côtés de l’illustre «Rocket», le natif de Nokomis, en Saskatchewan, n’a jamais joué les figurants. Il a gagné le trophée Hart, remis au joueur le plus utile de son équipe, en 1944. Puis, en 1948, il est devenu le premier récipiendaire du Art-Ross, l’hommage décerné au meilleur buteur de la LNH.

Avec ses 5 pi et 10 po et 165 lb, Lach n’aurait sûrement intimidé personne dans le hockey moderne. Toutefois, dans les années 1940, l’attaquant était réputé comme un joueur robuste, voire salaud. Mais il était aussi un prolifique attaquant. Au terme de la campagne 1953-1954, lorsqu’il a accroché ses patins, Lach avait cumulé 623 points, dont 215 buts, en 664 rencontres.

Des statistiques impressionnantes, surtout en raison des nombreuses blessures dont il a été victime au cours de sa carrière de 14 saisons, toutes disputées dans l’uniforme du Bleu-Blanc-Rouge.

En 1941-1942, Lach n’a disputé qu’une partie. Puis, en 1946, il a subi une fracture du crâne et, quelques années plus tard, deux fractures de la mâchoire.

Photo d'Archives

«Je suis surpris d’être encore de ce monde et en seul morceau», avait-il déclaré aux médias, dans le cadre des cérémonies du Centenaire.

Au total, celui qui est né le 22 janvier 1918 a raté pas moins de 150 rencontres au cours de sa carrière.

Au terme de ses 14 saisons dans l'uniforme du Canadien, Lach est devenu représentant et relationniste pour la compagnie de transport montréalaise Maislin. Il y a travaillé durant plus de 30 ans et a pris sa dernière retraite en 1980.

Plusieurs reconnaissances

Sa ténacité lui a permis d’inscrire son nom à quelques reprises dans le livre des records de la LNH. Il a notamment remporté deux titres de champion marqueur, en 1944-1945 ainsi qu’en 1947-1948.

En février 1943, il a récolté six aides dans une victoire du Canadien face aux Bruins de Boston. Un exploit qu’aucun autre porte-couleurs du Tricolore n’a été en mesure de rééditer depuis.

Ses 54 mentions d’aide, amassées en 1944-1945, constituaient à l’époque un record du circuit.

Comme plusieurs grands joueurs de son époque, Lach a été intronisé au Temple de la renommée du hockey, en 1966.

L’ultime honneur

Le 4 décembre 2009, alors que le Canadien de Montréal célébrait son 100e anniversaire, Elmer Lach a vu son numéro 16 rejoindre celui d’Henri Richard dans les hauteurs du Centre Bell.

Un insigne honneur pour le Montréalais d’adoption, qui a aidé à rédiger l’une des plus belles histoires de son sport.