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Le sirop de merisier en pleine expansion en Gaspésie

Martin Malenfant a commencé à produire du sirop de merisier en 2010.
Photo courtoisie Martin Malenfant a commencé à produire du sirop de merisier en 2010.

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ESCUMINAC | (Agence QMI) Une érablière de la Gaspésie a choisi de se lancer dans la production de sirop de merisier en 2010 afin de diversifier sa production. Et l’audacieux pari pourrait rapporter gros.

À l’Érablière Escuminac, située dans la municipalité du même nom, des merisiers sont entaillés auc côtés des érables. Production marginale au départ, l’acériculteur Martin Malenfant espère tripler son chiffre d’affaires alors que sa production attire de plus en plus l’attention.

«J’avais environ 30 % de merisiers enclavés dans mon érablière. C’est là qu’est venue l’idée de l’exploiter. J’avais entendu parler de sirop de bouleau et j’ai rencontré une dame de Vancouver qui en faisait», dit M. Malenfant.

Expansion envisagée

Aujourd’hui, il exploite 5000 entailles de merisier, comparativement à 60 000 pour son érablière.

«Je me suis rendu compte que la saveur est intéressante. C’est un produit très prononcé. Ça se rapproche plus du vinaigre balsamique que du sirop d’érable. En restauration, ça peut être intéressant», dit le producteur.

Cette production se fait sur le même principe que le sirop d’érable. Elle suit immédiatement la production acéricole et dure une douzaine de jours. «Il m’en reste une grosse partie à exploiter. J’y vais selon la demande».

Son produit se trouve dans des épiceries fines et dans les restaurants. Il en exporte en Angleterre, aux États-Unis et en France, mais en petite quantité. «J’ai des clients potentiels. Peut-être que, l’an prochain, j’aurai besoin d’exploiter tous mes merisiers et peut-être même acheter du sirop de merisier si d’autres producteurs veulent en faire. Entailler tous les miens, c’est envisageable à moyen terme».