/news
Navigation

Le policier Charles-Scott Simard menacé de mort

Manifestation devant l'Assemblée nationale
Capture d'écran, Impact Campus

Coup d'oeil sur cet article

Un individu de 22 ans a été arrêté et accusé d’avoir proféré des menaces de mort envers le policier Charles-Scott Simard, qui a tiré au visage d’une jeune manifestante le 26 mars dernier.

C’est ce qu’a confirmé au Journal le directeur des communications du Service de police de la Ville de Québec, François Moisan, en ajoutant que les menaces ont été proférées sur Facebook. M. Moisan n’était toutefois pas en mesure de préciser si les menaces avaient été envoyées sur une des pages Facebook créées en soutien ou contre le policier portant le matricule 3143.

Depuis les évènements, les pages du genre concernant le policier Simard se multiplient. Certaines l’appuient, alors que d’autres réclament sa démission.

Arrestation

Pier-Alexandre Fortin, de Lévis, a été arrêté le 2 avril après avoir menacé le policier Charles-Scott Simard et le SPVQ deux jours après la manifestation étudiante, lors de laquelle Naomie Tremblay-Trudeau a reçu un jet de poudre irritante en plein visage. Le Commissaire à la déontologie policière a d’ailleurs ordonné une enquête pour faire la lumière dans cette affaire.

Le jeune homme qui ne possède pas d’antécédents criminels devra revenir en cour ultérieurement pour la suite des procédures judiciaires.

Toujours en arrêt de travail

M. Moisan confirme par ailleurs que le policier est toujours en arrêt de travail, depuis le 31 mars, pour «des motifs personnels».

Selon le président de la Fraternité des policiers de Québec, Marc Richard, qui n’a pas voulu commenter l’affaire, il «arrive à l’occasion» que des policiers reçoivent des menaces.

Le cas présent n’est pas sans rappeler celui du porte-parole du Service de police de Montréal, Ian Lafrenière, qui avait vu un graffiti le représentant avec une balle dans la tête, être publié sur Instagram, en marge du «printemps érable», en 2013. La jeune femme à l’origine de la publication Jennifer Pawluck connaîtra son verdict le 23 avril. Si elle est déclarée coupable, elle est passible de six mois de prison et d’une amende de 5000 $maximum.

Chronologie des événements :

26 mars: Naomie Tremblay-Trudeau, 18 ans, a reçu un jet de poudre irritante en plein visage lors d’une manifestation contre l’austérité dans les rues de Québec, lorsqu’elle s’est rapprochée du périmètre formé par l’antiémeute.

29 mars: L’étudiante mène une marche contre l’austérité dans les rues de Québec.

31 mars: Le Commissaire à la déontologie policière ordonne une enquête sur le geste posé par le policier Charles-Scott Simard. L’enquêteur aura 180jours pour remettre son rapport.

31 mars: La famille de Naomie Tremblay-Trudeau rencontre l’avocat qui les représentera, Me Marc Lemaire, spécialisé en litigecivil, dans le but de déposer une mise en demeure contre la Ville deQuébec.

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.