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«On ne va pas agir sous la menace»

Robert Proulx
JOEL LEMAY/AGENCE QMI Robert Proulx

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Le recteur de l'UQAM n'entend pas acheter la paix en retirant les sanctions qui pèsent sur la tête de neuf étudiants pour éviter de nouveaux saccages.​

«On ne va pas agir sous la menace, l'équité sur les plaintes, c'est pour tout le monde. On ne va pas céder à une forme de pression. Le comité exécutif va se prononcer sur des plaintes et des constats d'agent de sécurité», a soutenu le recteur de l'UQAM, Robert Proulx, réagissant au micro de Paul Arcand, à la demande des certains étudiants d'arrêter les procédures d'expulsion contre neuf de leur collègue de classe qui auraient participé à des manifestations mouvementées au cours des deux dernières années.

M. Proulx est revenu sur les dégâts causés par les manifestants qui ont barricadé les portes du pavillon J-A De Sève avec des chaises et ont commis des actes de vandalisme hier soir. Le pavillon est d'ailleurs fermé pour la journée afin de permettre le nettoyage des lieux.

«C'est très saccagé, il y a des vitres brisées, le bureau de l'aide financière est défoncé, ce sont des gestes assez importants de saccage», a mentionné M. Proulx.

Le recteur a soutenu qu'il n'avait d'autres choix que de faire venir la police hier devant «les actes d'intimidation, de vandalisme et de voies faits».

«Il est normal que ma préoccupation soit d'assurer la sécurité des gens de l'Université», a-t-il insisté sur les ondes du 98,5 fm.

Le recteur a indiqué qu'il comptait maintenir l'accès au cours comme le veut l'injonction obtenue par la Cour et qu'il n'est pas question pour le moment de prolonger la session pour rattraper des cours perdus.

Plus de 10 000 étudiants sont toujours en grève à l'UQAM.