/news/politics
Navigation

Thériault derrière le SPVM et l'UQAM

Lise Theriault
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Bien qu'elle déplore les affrontements survenus à l'UQAM au cours des dernières heures, la ministre de la Sécurité publique Lise Thériault se dit satisfaite du travail des policiers du SPVM.

La direction de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a fait un choix légitime en faisant appel aux forces de l'ordre en réaction à des manifestants qui commettaient des gestes de violence et de vandalisme à l'intérieur de ses murs, a fait savoir ce matin le cabinet de la ministre de la Sécurité publique par la voix de son attaché de presse, Jean-Philippe Guay.

«À partir du moment où on empêche les étudiants d'avoir accès à leur salle de cours à la suite d'un vote contre la grève, et où des gestes de violence sont commis, on s'en prend au bien public, il est normal qu'il y ait des conséquences. L'université a la responsabilité d'assurer sa sécurité, elle a le choix des moyens. Parmi les options il y a celle de faire appel aux forces de l'ordre ce qu'elle a fait», a commenté Jean-Philippe Guay.

La situation a nécessité une veille au ministère de la Sécurité publique et le sous-ministre en titre est demeuré en contact toute la soirée et la nuit avec le Service de police de la Ville de Montréal. Le cabinet de la ministre est aussi demeuré en contact avec celui du ministre de l'Éducation François Blais, a précisé M. Guay.

Les manifestants qui ont commis les gestes de violence et de vandalisme se sont exposés à des accusations, a signifié Jean-Philippe Guay. «Les règles sont connues. On manifeste dans donner l'itinéraire à la police, on porte un masque, on commet des méfaits, on s'en prend au bien public et on pose des gestes de violence envers des individus, ça va à l'encontre des lois, il faut s'attendre à ce que ces gestes-là soient sanctionnés. Je ne suis pas certain que tous sont des étudiants.»

Pour sa part, le ministre de l'Enseignement supérieur François Blais a communiqué avec le recteur de l'UQAM ce matin. M. Blais donnera un point de presse cet après-midi.

Droit de grève

Le Parti québécois a dénoncé les actes de violence commis à l'UQAM et demande que le droit de grève des étudiants soit reconnu et encadré par une loi. Pendant les 18 mois où il fut au gouvernement, le PQ avait renoncé à légiférer pour confirmer le droit de grève aux étudiants.

«Nous demandons que la démocratie étudiante soit reconnue, y compris le droit de grève, ce qui implique un encadrement (...) Les étudiants peuvent légitimement s'opposer à l'austérité libérale. Cela doit se faire dans le respect des lois et sans violence», a commenté le chef de l'opposition Stéphane Bédard, par voie de communbiqué.

Selon M. Bédard, les actes de violence commis à l'UQAM par «des commandos de manifestants masqués et cagoulés (...) discréditent les mouvements de mobilisation citoyenne.»

Du côté de Québec solidaire, la députée Manon Massé jette le blâme sur la haute direction de l'UQAM. À son avis, les procédures d'expulsions entamées contre neuf étudiants a mis le feu aux poudres. «La haute direction de l'UQAM a brûlé tous les feux rouges. Au lieu de dialoguer avec la communauté universitaire, comme le veut la tradition, elle a recours à la force (...) L'intervention du SPVM et l'arrestation de 21 personnes représentent un grave bris de confiance envers la direction (...) Le gouvernement a alimenté la confrontation en jetant de l'huile sur le feu.»

Pour sa part, la CAQ salue l'intervention du SPVM et qualifie de «voyous» les manifestants qui ont occupé un pavillon de l'UQAM la nuit dernière.

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.