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UQAM: un pavillon fermé en raison du grabuge

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Le pavillon principal de l'UQAM est fermé pour la journée en raison du vandalisme causé hier soir par plus d'une centaine de manifestants.

Les cours ainsi que les activités qui devaient se dérouler au pavillon J.-A.-DeSève à l'UQAM ont été annulés. «En raison des événements survenus la nuit dernière, le pavillon J.-A.-DeSève (DS) est fermé au complet pour la journée, de manière à permettre la remise en état des lieux» a annoncé la direction de l'université sur son site internet.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Ce matin, après une nuit d’enquête à l’UQAM​, la police de Montréal a quitté l'université laissant les gardiens de sécurité s’occuper des lieux vandalisés. Des manifestants s'étaient barricadés avec des bureaux et des chaises, avant d’être expulsés, hier soir.

Maxime Deland/AGENCE QMI
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Pour l’instant, la police n’est pas en mesure de confirmer s’il y aura des arrestations à venir en lien avec le grabuge d'hier soir.

Toutefois, cinq véhicules du SPVM ont été vandalisés. Une personne a été arrêtée à l'extérieur de l'université pour agression armée sur un policier. De plus, trois constats ont été émis pour le non-respect d'un règlement municipal et un autre en lien avec le Code de la sécurité routière.

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«Quand nous sommes entrés, les gens avaient quitté. Mais on peut vous dire qu'il y avait des personnes préparées et équipées», a expliqué Ian Lafrenière, commandant au SPVM.

Divers articles pouvant servir d'armes ont d'ailleurs été cachés à proximité de l'université et saisis par les policiers, accréditant la thèse des manifestants préparés à commettre des méfaits.

Le service de police de Montréal affirme avoir pris connaissance des nombreuses photos et vidéos prises à l’intérieur de l’université lors des événements. La présence policière reste accrue autour de l’UQAM.

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Soirée mouvementée

En fin de soirée hier, des bureaux et des chaises avaient été empilés dans les escaliers roulants et devant les portes du pavillon J.-A. De Sève par plus d’une centaine de protestataires qui étaient alors présents.

Du savon à vaisselle y aurait même été lancé. Les ascenseurs avaient été bloqués par des divans. La musique jouait à fond et des lumières stroboscopiques illuminaient la scène.

Des actes de vandalisme ont également été commis par ces étudiants barricadés. Des graffitis ont été peints sur les murs et des objets ont été arrachés à coups de marteau.

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Les forces policières ont donné l'assaut peu après minuit. Elles sont entrées dans l’université sans que des altercations ne surviennent avec les manifestants. La plupart avaient d’ailleurs déjà quitté par l’arrière peu avant.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés dans la rue pour disperser les manifestants qui s’y sont retrouvés.

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Les manifestants qui ont ainsi occupé l’université montréalaise protestaient entre autres contre les arrestations de 21 des leurs plus tôt.

C’est que la journée d’hier avait déjà été particulièrement mouvementée à l’UQAM qui a décidé de faire respecter l’injonction ordonnée il y a une semaine par la Cour supérieure. Celle-ci empêche quiconque de perturber les activités sur le campus.

Un premier débordement

Pour protester contre cette mesure, plus d’une centaine d’étudiants avaient marché dans l’université en après-midi, hier.

Contrairement aux jours précédents, où ils suivaient passivement les manifestants, les gardiens de sécurité les ont empêchés d’entrer dans les salles de classe cette fois-ci.

Selon nos informations, ils avaient l’autorisation d’intervenir physiquement.

Puis la police a été appelée en renfort lorsque la situation a dégénéré en bousculades et altercations.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé à 21 arrestations, au sous-sol du pavillon J.-A. De Sève. Les policiers n’ont pas hésité à utiliser leur bâton télescopique pour rétablir l’ordre et ont isolé les étudiants – qui étaient maintenant plusieurs centaines – à l’aide de barrières improvisées.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

L’escouade antiémeute est ensuite arrivée, et des professeurs choqués par la présence policière dans l’université se sont installés entre les policiers et les étudiants.

Le syndicat des professeurs a fait venir le vice-recteur, Marc Turgeon, pour qu’il tente de calmer le jeu. Il s’est fait huer par les manifestants qui réclament entre autres l’arrêt des procédures d’expulsion contre neuf de leurs collègues.

Ces derniers avaient été convoqués le mois dernier pour des actions de mobilisation remontant à plusieurs mois. Le tout a provoqué la colère dans la communauté étudiante qui y a vu une tentative de musellement. «Libérez nos camarades», ont entonné à plusieurs reprises les étudiants.

Appel au calme

Les 21 personnes arrêtées en après-midi étaient encore détenues hier soir dont 11 femmes et 10 hommes, mais devaient être quelques heures plus tard.

Parmi elles, 17 ont été accusées d’attroupement illégal et méfait, quatre autres étaient accusées d’attroupement masqué et méfait.

Le recteur de l’UQAM a condamné les actes de violence qui ont eu lieu hier et appelle à un retour au calme sur le campus.

Des policiers du SPVM ont été appelés en soirée, mais demeuraient en retrait du pavillon.

Selon différentes sources, l'atmosphère à l'intérieur était plutôt à la fête, avec musique et jeux de lumières.

Vers 21h30, plusieurs minibus du groupe tactique d'intervention du SPVM sont arrivés tout près de l'édifice universitaire.

Les portes de l'institution ont été barricadées avec divers objets, dont des pupitres, qui encombrent les escaliers.

Une centaine d'autres manifestants, partis du parc Émilie-Gamelin, sont venus appuyer de l'extérieur les occupants.

De nombreux actes de vandalisme ont été observés à l'intérieur: peinture, vitres brisées, distributrices d'aliments détruites, entre autres.​​