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Un couple d’ados vole une carte de bus à un garçon

L’un des accusé est un habitué de la Chambre jeunesse

Deux jeunes ont menacé un adolescent de 12 ans pour lui prendre sa carte d’autobus.
Photo Roger Gagnon Deux jeunes ont menacé un adolescent de 12 ans pour lui prendre sa carte d’autobus.

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Les deux jeunes qui ont volé la passe d’autobus d’un adolescent de 12 ans en le menaçant avec un couteau ont comparu, hier, sous des accusations de vol qualifié.

Les évènements qui sont reprochés au jeune couple de 17 ans se sont passés mercredi après-midi. Ils ont demandé au garçon qui attendait son transfert d’autobus au terminus de Chicoutimi de leur remettre sa passe d’autobus.
 
«L’un d’eux a sorti un couteau. Le jeune a rapidement remis sa passe de la STS aux individus qui se sont enfuis», explique Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).
 
Ils ont été arrêtés en soirée au terminus de Jonquière grâce à une description très précise faite par la victime.
 
ANTÉCÉDENTS
 
L’adolescent de 17 ans, accusé de vol qualifié, est un habitué de la Chambre jeunesse de la Cour du Québec dont il bénéficie de la clémence pour quelques jours encore. Il est en attente de procès depuis plusieurs mois pour entrave, possession de stupéfiants et une série de vols.  
 
COMPARUTION MOUVEMENTÉE
 
La juge a ordonné la détention provisoire de l’habitué jusqu’au 7 mai et lui a interdit de communiquer avec sa complice présumée, elle aussi mineure.  
 
«Ils sont accusés du même événement», a fait remarquer la juge Sonia Rouleau à l’avocate de l’adolescent, Me Pascale Tremblay, qui s’y opposait.
 
L’interdit de communiquer avec la coaccusée n’a pas plu à l’adolescent qui s’est désorganisé sur le champ, bousculant les constables spéciaux qui l’amenaient en détention. «Ils ne m'empêcheront pas de parler à ma blonde.»
 
L’adolescent a été emmené au pavillon Saint-Georges du Centre jeunesse, à Chicoutimi, où il passera le prochain mois. Quand il en reviendra, il sera alors majeur, mais toujours sous la juridiction de la Chambre jeunesse.
 
La présumée complice a été remise en liberté chez sa mère sous condition, incluant un couvre-feu. C'était un souhait de la mère de la jeune fille qu'elle ne puisse plus communiquer avec son copain. Elle n’a aucun antécédent.