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Les masqués s'attaquent à la liberté de presse

Aucune raison de continuer la grève
Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

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Non seulement des étudiants qui réclamaient un vote démocratique sur la poursuite de la grève au CEGEP du Vieux-Montréal ont-ils été intimidés par d’autres étudiants, mais les journalistes qui couvraient l’évènement le furent également.

Il est pour le moins surprenant que des personnes exigeant supposément une plus grande démocratie s’attaquent à la liberté de presse qui est un pilier de tout système démocratique. Pourtant, tous se disaient « Charlie» il y a peu de temps. Ces masqués s’en réclamaient-ils aussi?

J’ose espérer que les syndicats dont font partie les journalistes dénonceront ces comportements d’inspiration nettement fasciste. J’espère aussi que la Fédération professionnelle des journalistes se prononcera sur ces attaques à la liberté de presse. C’est inadmissible!

Il serait approprié également que le Conseil central de Montréal de la CSN, auquel sont affiliés la très grande majorité des syndicats de journalistes, exige que prennent fin ces comportements antidémocratiques et  indignes de tout mouvement qui prétend défendre la justice sociale.

Le Conseil central devrait aussi appuyer le recteur de l’UQAM et les directeurs de CEGEP qui ont demandé au gouvernement du Québec de légiférer afin d’encadrer le droit de grève des étudiants. Cet encadrement devrait être de même nature que celui qui prévaut pour le droit de grève pour les travailleuses et les travailleurs. J’imagine que le Conseil central est en désaccord avec certains dirigeants étudiants qui s’opposent à un tel encadrement sous prétexte que seules les associations étudiantes doivent fixer les règles. Puisque les syndicats reconnaissent le droit de l’État de déterminer les règles en droit du travail, il serait plutôt contradictoire que cela soit différent pour les associations étudiantes , n’est-ce pas? D’ailleurs, plusieurs étudiants réclament des règles d’encadrement. Cette question est donc devenue un enjeu majeur que personne ne devrait ignorer, en premier lieu le gouvernement.


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