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« Une foule record » dans les rues pour dire non aux sables bitumineux

La Marche Action Climat attire 25 000 écologistes dans le Vieux-Québec

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Des dizaines d’autobus bondés de manifestants sont attendus à Québec samedi après-midi, dans le cadre de la Marche Action Climat, demandant aux provinces canadiennes de réduire les émissions de gaz à effet de serre, à quelques jours d’une rencontre portant sur les enjeux climatiques entre les élus canadiens.

La Marche Action Climat a attiré une «foule record» dans les rues du Vieux-Québec hier, pour convaincre les premiers ministres provinciaux et territoriaux de cesser l’expansion des sables bitumineux.

Selon les organisateurs, près de 25 000 écologistes, issus d’une soixantaine d’organismes environnementaux, politiques, syndicaux ainsi que des Premières Nations, ont marché dans le calme, dans le but d’«envoyer un message clair» aux élus canadiens. Les policiers n’ont d’ailleurs rapporté aucun débordement.

«Oui au climat, non à TransCanada!» scandaient les marcheurs, dont certains avaient fait la route depuis Toronto et l’Ouest Canadien pour dénoncer le projet d’oléoduc Énergie Est, qui consisterait à transporter du pétrole albertain jusqu’à un port pétrolier au Québec.

« Thermomètre humain »

Devant les milliers de manifestants qui s’étaient vêtus de rouge pour former un thermomètre humain autour de la fontaine de Tourny, le directeur principal d’Equiterre, Steven Guilbeault, a rappelé l’importance des enjeux climatiques. 

«Au cours des 30 dernières années, les températures ont été au-dessus des moyennes chaque mois, mais pourtant, il y en a qui voudraient que l’on continue de s’enfermer dans une logique pétrolière et nous disons non!» a-t-il lancé devant une foule bruyante.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a critiqué le premier ministre québécois pour son «à-plat-ventrisme» devant le gouvernement fédéral. «On n’acceptera pas que le Québec devienne la voie de passage des sables bitumineux!» a-t-il lancé.

Même son de cloche du côté de la députée de Vachon et candidate à la chefferie du Parti québécois, Martine Ouellet. «Le Québec peut être un leader mondial dans l’électrification des transports, mais le gouvernement libéral n’est pas très proactif», a-t-elle indiqué.

Régis Labeaume écorché

Le maire Labeaume était aussi visé par la porte-parole de STOP oléoduc, Anne-Céline Guyon. «La mairie niaise avec le projet d’usine de biométhanisation, c’est un projet qui pourrait être mis en place», a-t-elle indiqué.

 


« Ce n’est que le début »

Les organisateurs étaient «agréablement surpris» de la réponse des milliers de manifestants venus à Québec pour se faire entendre, alors qu’ils s’attendaient à accueillir entre 5000 et 8000 marcheurs. 

«C’est le plus gros rassemblement jamais vu à Québec pour l’environnement», a mentionné l’organisatrice de la marche, Marie-Eve Leclerc.

Au total, une centaine de bénévoles coordonnaient l’événement, qui s’est déroulé sans accrocs. Les organisateurs se sont dits «extrêmement satisfaits» de l’événement, qui, selon eux, a attiré quelque 25 000 manifestants.

«Ce n’est que le début de ce que l’on veut montrer aux élus!» a ajouté Mme Leclerc, sans vouloir donner plus de détails sur d’éventuels mouvements citoyens à venir. 

Rencontre à Québec

Par ailleurs, invités par le premier ministre Philippe Couillard, les premiers ministres provinciaux et territoriaux seront à Québec mardi, pour discuter des façons de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

 

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