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Changement de vocation : la Fondation du Dr Ronald Denis poursuivie par des donateurs

Dr. Ronald Denis
Photo d'archives Dr. Ronald Denis

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Des donateurs qui ont offert plus de 135 000 $ à la Fondation Ronald Denis veulent ravoir les sommes données puisque l’argent n’a pas servi à acheter de l’équipement à l’hôpital Sacré-Cœur comme il était promis au départ.

L’entreprise Gestion D. Laberge, dont le propriétaire, Denys Laberge, était administrateur de l’organisme sans but lucratif lors de sa création, ainsi que deux autres entreprises donatrices ont déposé une poursuite en Cour supérieure.

Ces dernières stipulent qu’elles ont le droit de révoquer leurs dons puisque les fonds offerts devaient être «exclusivement utilisés aux fins d’acheter un robot chirurgical à l’hôpital Sacré-Cœur», lit-on dans la poursuite déposée le 24 mars dernier.

Il s’avère que la mission de la Fondation a changé en mars 2012. On peut d’ailleurs lire sur le site de l’organisme que l’objectif est «de rendre la chirurgie bariatrique accessible et d’améliorer les soins intégrés pour un plus grand nombre de patients souffrant d’obésité morbide».

« ILLÉGALE »

Le Journal avait révélé en février 2014 que 177 patients avaient été opérés avec l’argent de la Fondation Ronald Denis, au centre privé

Rockland MD, depuis deux ans. Les informations du Journal mentionnaient que le Dr Denis, connu comme médecin au Grand Prix de Montréal et pour avoir inspiré la série Trauma, était payé pour effectuer les chirurgies.

Dans la poursuite, M. Laberge, qui a mis 100 000 $ dans l’aventure, mentionne qu’il n’a jamais été informé qu’un changement de vocation avait été entrepris tout juste avant qu’il ne remette sa démission comme administrateur en avril 2012.

«Une résolution autorisant la modification des objets de la Fondation a été adoptée lors d’une assemblée extraordinaire [...] M. Laberge était toujours membre de la Fondation et n’a jamais eu connaissance d’une quelconque assemblée», lit-on dans la requête.

La poursuite indique que ce changement coïncide avec l’arrivée de deux administrateurs au sein de la Fondation, dont l’une est cofondatrice de la clinique Rockland.

«La modification des objets a donc été faite de façon illégale, sans la ratification des membres requise par loi», ajoute-t-on dans le document.

Le Dr Dupuis et M. Laberge n’ont pas répondu aux appels du Journal.

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