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Branchez-vous !

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Ce week-end se déroulera l’événement «Branchez-vous», où tous les spécialistes, les adeptes et les curieux en ce qui a trait aux véhicules électriques se réuniront. Or, entre l’an dernier et cette année, que s’est-il passé de neuf en matière d’électrification des transports? Beaucoup de choses.

Ce week-end se déroulera l’événement «Branchez-vous», où tous les spécialistes, les adeptes et les curieux en ce qui a trait aux véhicules électriques se réuniront. Or, entre l’an dernier et cette année, que s’est-il passé de neuf en matière d’électrification des transports? Beaucoup de choses.

Certains constructeurs automobiles tels que Tesla, GM, Ford et Nissan ont annoncé qu’au cours de l’année 2017, ils mettraient en marché des véhicules de moins de 40 000 $ et d’une autonomie de plus de 300 kilomètres. Ce ne sera alors rien de moins qu’une révolution dans le domaine automobile.

Terminée, la crainte de manquer de courant. Avec de tels véhicules, à peu près tout le monde, parmi les amateurs de voitures et camions légers, pourra en trouver un qui réponde à ses besoins et, à terme, cela rendra à peu près obsolètes les voitures et camions légers fonctionnant à l’essence ou au diesel.

Du côté des infrastructures de recharge, l’expansion du réseau du Circuit électrique combiné aux autres réseaux doit permettre qu’à peu près tous les grands axes de transport soient couverts avec des bornes de 240 et 400 volts.

Donc, ça avance bien... Ça avance, oui, sauf chez nos gouvernements.

Même qu’au fédéral, au lieu d’avancer, on recule. Ils ont cessé, il y a de cela plusieurs années, tout appui aux voitures hybrides ou électriques. Les conservateurs sont si «visionnaires» en matière d’électrification des transports que le Canada est le seul gouvernement d’un pays de l’OCDE à n’avoir aucun incitatif à l’achat d’une voiture électrique. Par contre, ils subventionnent à coups de centaines de millions les pétrolières et les gazières.

Du côté du Québec, l’arrivée en poste du nouveau gouvernement et du nouveau ministre responsable du dossier de l’électrification des transports a pour ainsi dire stoppé l’élan. Outre Hydro-Québec qui développe le réseau de bornes de bonne manière et travaille sur les nouvelles chimies de batteries, on n’a annoncé que 4 millions $ pour aider des entreprises œuvrant en électrification des transports, 2 millions $ pour construire six autobus scolaires électriques et une entente de partenariat entre le Québec et la Californie.

Retombées économiques prometteuses

Alors que ce domaine est voué à un avenir des plus prometteurs (et cela se développe très rapidement dans plusieurs pays du monde dont la Chine, les É.-U., la Corée du Sud, l’Allemagne, etc.), le gouvernement du Québec a mis le pied sur le frein au moment où il a annoncé qu’il investirait tout près de 22 milliards $ dans le Plan Nord.

Pourtant, s’il y a bien un domaine où les retombées se sont montrées faméliques, c’est celui des mines!

D’ailleurs, en 2013, une étude de Secor-KPMG déterminait qu’il était beaucoup plus payant, en emplois et en retombées économiques, d’investir dans la haute technologie, l’électricité et le transport du futur que dans les mines et le pétrole. Dix fois plus payant.

Nous ne sommes plus au XXe siècle.

Le temps de creuser des trous pour créer des emplois, c’est fini!

C’est le temps de se creuser les méninges.

Donc, chers gouvernements, branchez-vous au XXIe siècle.

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