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Le mouvement de grève s'étiole chez les étudiants

Annabelle Jardry et Élizabeth Gagnon
Photo Le journal de Montréal, Camille Laurin-Desjardins Annabelle Jardry et Élizabeth Gagnon, étudiantes en design de présentation, étaient contentes de retourner en classe, hier matin, après trois semaines de grève au Cégep du Vieux-Montréal.

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Après avoir perdu un appui de taille, avec le retour en classe au Cégep du Vieux-Montréal, hier, le mouvement de grève semble s’essouffler chez les étudiants.

Alors que les 6000 étudiants du cégep traditionnellement reconnu comme un bastion progrève étaient de retour sur les bancs d’école hier, une vingtaine de militants continuaient à interrompre des cours à l’UQAM, parmi les deux facultés toujours en grève.

Beaucoup de cégépiens croisés sur l’heure du dîner étaient satisfaits de recommencer les cours, après trois semaines de débrayage.

«Ça fait du bien de revenir... Ça faisait trop longtemps qu’on n’avait pas eu de cours!» a dit Benoît Gaudrault-Daigle, étudiant en génie mécanique.

« La grève était trop prématurée. Son essoufflement n’est pas un échec, mais la fin d’une étape. » – Alexis Tremblay, président de la FECQ

Les étudiants du Vieux-Montréal se sont prononcés mercredi soir contre le débrayage par vote secret, après une assemblée générale qui a duré plus de dix heures.

Selon les étudiants croisés hier midi, le retour en classe s’est déroulé dans le calme. Personne ne semblait étonné du résultat. «Il y a beaucoup de monde pour la grève qui avait changé d’idée», selon Valérie Provost, ravie de retourner en classe.

C’est d’ailleurs le cas d’Élizabeth Gagnon, étudiante en design de présentation, qui avait voté pour la grève aux deux assemblées générales précédentes.

«Je pense que c’était le temps de revenir, ça ne valait plus la peine, pour le moment. L’opinion publique n’est pas de notre côté et c’était rendu du niaisage.»

Noyau à l’UQAM

Un noyau dur reste encore à l’UQAM, où les associations facultaires des arts et des sciences humaines ont reconduit la grève – soit environ 10 000 des 44 000 étudiants. Ni l’une ni l’autre n’a voulu se prononcer sur la perte d’appuis, lorsque Le Journal les a contactées, hier.

Pour le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Alexis Tremblay, ce déclin n’est pas un échec, mais plutôt la fin d’une étape. La FECQ, qui n’a pas fait d’appel à la grève ce printemps, espère que le mouvement étudiant reviendra en force à l’automne ou à l’hiver.

«Nous continuons de nous mobiliser contre l’attaque au filet social du gouvernement. Ça prend une concertation avec d’autres plans de la société civile. La grogne s’étend, elle ne concerne pas seulement les étudiants cette fois-ci. On espère avoir un mouvement plus uni au cours des prochains mois.»

 

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