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Françoise Abanda insatisfaite des derniers mois

Françoise Abanda
Photo Michel Desbiens/AGENCE QMI Françoise Abanda

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MONTRÉAL - À seulement 18 ans, la Québécoise Françoise Abanda est probablement la critique la plus sévère envers elle-même.

«Dans les six derniers mois, j’ai performé en dessous de ce à quoi je m’attendais, de mes buts, de mes objectifs, a-t-elle affirmé après un entraînement en vue de la rencontre de la Coupe Fed qui se tiendra à Montréal, samedi et dimanche. Il y a certains matchs que j’aurais pu gagner. Je pense que mon classement aussi, je peux l’améliorer.»

Abanda se retrouve présentement au 260e rang mondial de la WTA.

Elle avait toutefois grimpé jusqu’au 175e échelon, à l’automne dernier, ce qui lui permettait d’ailleurs de participer aux qualifications des tournois du Grand Chelem.

Abanda travaille fort pour monter en grade. Elle sait notamment qu’elle doit parfaire son service, surtout sa deuxième balle. De l’autre côté du court, la Québécoise tente toujours de s’ajuster aux puissants services de certaines adversaires.

«J’ai joué contre les filles qui servent le plus fort comme Sabine Lisicki [aux Internationaux des États-Unis] et Venus Williams [à Québec] et ça vient vite. Ce n’est pas du tout les mêmes services que j’ai l’habitude de recevoir chez les juniors. C’est comme une arme pour elles. C’est sûr que tu commences mal le point quand l’adversaire te met en difficulté.»

Abanda n’est pas nécessairement surprise par la force de ses opposantes, elle doit simplement traverser cette période d’adaptation.

«Quand tu vas jouer [contre] Venus, tu le sais que tu vas recevoir des bombes, a-t-elle indiqué. Je m’en attendais, mais c’est juste que c’est dur quand tu reçois. La balle vient vite et il n’y a pas beaucoup de temps de réaction.»

Devenir un modèle

Malgré tout, Abanda avait bien fait à Québec contre Venus Williams, s’inclinant en deux manches de 7-5 et 6-3, en septembre dernier.

C’est depuis le début de l’année 2015 que c’est un peu plus difficile.

«Je n’ai pas gagné beaucoup de matchs, mais j’ai pris beaucoup d’expérience», a elle-même noté Abanda, qui aurait souhaité battre Shahar Peer lors des qualifications des Internationaux d'Australie.

La jeune Québécoise est visiblement impatiente que cette expérience se traduise en victoires importantes.

«Je joue au tennis pour laisser ma marque, pour aider et influencer positivement les jeunes, a-t-elle poursuivi. Si j’ai ce pouvoir de le faire, c’est ça mon but. Si je peux être reconnue et devenir un modèle, ce serait mission accomplie.»

Pour combler ses nobles ambitions, Abanda devra effectivement continuer de grimper dans la hiérarchie mondiale. Ayant soufflé ses 18 bougies en février, elle a encore quelques années pour y parvenir.


 

Brèves

Françoise Abanda

Le défi de jouer à Montréal

MONTRÉAL - La Québécoise Françoise Abanda ne s’en plaindra pas, mais elle avoue qu’il pourrait être un peu curieux de jouer devant la famille et les amis, à l'aréna Maurice-Richard, dans le cadre de cette rencontre de barrage du Groupe mondial de la Coupe Fed.

«C’est sûr que c’est une ambiance différente que lorsque je suis à l’extérieur, où je passe plus en dessous du radar, a-t-elle convenu. C’est un peu bizarre de jouer à la maison, mais ça va aller.»

Abanda espère naturellement être appelée à jouer pour l’équipe canadienne, qui disputera un maximum de quatre parties en simple et un match de double. Eugenie Bouchard sera certainement en action, mais les autres joueuses attendent toujours une confirmation du capitaine Sylvain Bruneau.

Pour ce duel, le Canada est opposé à la Roumanie. Gabriela Dabrowski et Sharon Fichman complètent l’équipe canadienne.

La chaîne TVA Sports présentera tous les matchs de la confrontation Canada-Roumanie à compter de 13h, samedi.