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La vente du Cirque du Soleil à TPG Capital est confirmée

La vente du Cirque du Soleil à TPG Capital est confirmée
Ben Pelosse/ Le Journal de Montréal

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MONTRÉAL – La vente du Cirque du Soleil à la firme d’investissement privé américaine TPG Capital est confirmée.

Le groupe qui met la main sur le Cirque du Soleil se veut rassurant. Montréal et le Québec sont considérés comme l’âme du Cirque par la Texane TPG Capital. Des sources proches du groupe américain ont confirmé l’entente de principe avec le Cirque du Soleil et affirment que le groupe TPG «reconnaît l’importance du Québec pour le Cirque.»

«Ils savent que ça se passe à Montréal, que le jus créatif est à Montréal», ont expliqué des sources à Argent, qui anticipent une annonce officielle possible dès lundi prochain, à moins d’une brouille de dernière minute au cours de la fin de semaine.

«Ils achètent un écosystème dont les poumons sont au Québec. Au-delà du siège social, ils sont conscients que c’est tout le Montréal créatif qui importe.»

Ainsi, ce ne sont pas que les postes administratifs du siège social à Montréal qui devront être maintenus sur place, mais tout le réseau de créateurs et d’artistes de la zone montréalaise.

Ces propos trouvent écho dans l’oreille de la grande majorité des analystes que nous avons consultés. Ils ne craignent pas TPG comme investisseur majoritaire, au contraire.

«C’est le meilleur choix du Cirque compte tenu des circonstances, c’est-à-dire en l’absence d’acheteurs québécois ou canadiens», a soutenu Michel Nadeau, ancien numéro deux de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

«Il n’y avait aucun joueur d’ici qui avait les atomes crochus et les poches assez profondes pour acquérir le Cirque», a renchéri un éminent gestionnaire de fonds canadien qui a accepté de nous parler sous le couvert de l’anonymat.  Ce dernier croit aussi que le siège social et les activités du Cirque au Québec seront protégés, si ce n’est par les propres intérêts de TPG Capital, du moins par la présence dans l’actionnariat de la Caisse de dépôt et de placement du Québec et de Guy Laliberté.

Il émet aussi la possibilité de voir le fondateur du Cirque conserver des droits de veto sur certaines décisions. Sa présence au Conseil d’administration est quasi assurée. À ce sujet, nos sources près du gestionnaire américain confirment que Guy Laliberté a des exigences supplémentaires.

Il semble aussi y avoir consensus chez les experts, voulant qu’il s’agisse d’une bonne transaction tant pour le Cirque que pour le Québec, sur un horizon de cinq à six ans au moins. Après cela, ils s’attendent à ce que les Américains revendent le Cirque en le mettant en Bourse.

Tous sont aussi d’accord pour dire que si Disney, qui était intéressée par le fleuron québécois, avait mis la main sur le Cirque,  on aurait pu craindre pour le siège social. Disney est un opérateur dans le domaine du spectacle qui aurait pu consolider certaines activités de création dans son fief de Californie. Avec des gestionnaires financiers, ce risque diminue.

La transaction reste à être peaufinée au cours des prochains jours en ce qui a trait aux proportions finales de l’actionnariat de même que les garanties demandées par le fédéral en tant que prise de contrôle étrangère,  selon nos sources américaines. Ce qui est certain, c’est que TPG Capital sera majoritaire.

 

 

Qui est TPG Capital?

  • Géant de l’investissement privé américain
  • Originaire du Texas
  • 67 milliards $US sous gestion
  • Spécialiste des restructurations financières
  • Actionnaire de Caesar’s Entertainment Group , Univision, Fairmont Hotels et Swissôtel