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La justice doit toujours être rendue en français

Selon la Société Saint-Jean-Baptiste et Impératif français

GEN-SSJB
Photo Agence QMI, Joel Lemay Jean-Paul Perreault d’Impératif français estime que la juge Karen Kear-Jodoin n’aurait même jamais dû envisager rendre un jugement en anglais au Québec.

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La langue de la justice québécoise doit être nul autre que le français, soutiennent deux organismes dans la foulée de la plainte disciplinaire contre un avocat ayant demandé la traduction d’un jugement rendu en anglais.

«On interpelle la ministre responsable de la protection de la langue française et nous demandons que la langue française redevienne la langue de la législation québécoise et du système judiciaire», a déclaré le président général de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, Me Maxime Laporte, en conférence de presse hier.

«Le bon sens exige que les jugements rendus par tous les tribunaux du Québec soient en français, sans écarter la possibilité qu’ils puissent être traduits dans une ou deux autres langues, sur demande», a renchéri le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault.

Maxime Laporte, président général de la SSJB Montréal
Photo Agence QMI, Joel Lemay
Maxime Laporte, président général de la SSJB Montréal

Situation « aberrante »

Les deux hommes font cette demande parce qu’ils estiment que la situation dans laquelle se retrouve Me Frédéric Allali est «aberrante».

L’avocat montréalais doit se défendre devant le Conseil de discipline du Barreau quant à une plainte d’avoir fait «défaut de soutenir l’autorité des tribunaux» après qu’il eut écrit à une juge pour lui demander la traduction d’une de ses décisions.

«C’est anormal pour un avocat et ses clients de devoir se battre pour faire valoir ce qui est normal. C’est déplorable», constate le président général de la SSJB, précisant que «la normalité devrait être que le français soit la langue des institutions».

Question de vision

«C’est une question de vision. Les décisions doivent être rendues en français, on ne devrait pas avoir à les traduire», continue M. Perreault.

Présent à la conférence de presse, Me Allali s’est dit «touché et très content de l’appui et du soutien [qu’il reçoit] de la population».

Aucune date n’a encore été fixée pour sa comparution devant le Barreau, a indiqué la porte-parole, Martine Meilleur.

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