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Mariage (presque) parfait entre la télé et l’internet

Mariage (presque) parfait entre la télé et l’internet
Photo courtoisie

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Alors que la télé traditionnelle migre massivement vers le web, plusieurs n’attendent que la venue d’un téléviseur signé Apple pour cristalliser le tout. Mais comme d’habitude, il existe déjà de très bonnes options de rechange à Apple. Et à l’heure actuelle, la meilleure est probablement le plus récent terminal de la société Roku.

Roku a pris le virage du numérique il y a plus de 10 ans déjà, proposant un des premiers terminaux connectés de musique en ligne, bien avant les Spotify et les Rdio de ce monde. Le SoundBridge n’est plus vendu, mais demeure encore aujourd’hui entièrement fonctionnel, signe qu’il a été initialement développé avec soin.

C’est un peu la même formule qui a donné naissance au récepteur web Roku, lequel en est à sa quatrième génération. Malgré cela, son plus récent modèle s’appelle «Roku 3», et il incarne la deuxième version de ce modèle vendue au Canada. Le Roku 3 «édition 2015», donc, se reconnaît toutefois à sa télécommande munie de boutons d’accès direct à Netflix, YouTube, Rdio et Google Vidéo.

Cette dernière est au cœur de l’expérience Roku. Alors que l’Apple TV et le Nexus Player de Google proposent des appareils hyper connectés munis d’une télécommande dépouillée au possible, Roku fait exactement l’inverse: recherche vocale intégrée et accéléromètre avec boutons A-B pour la transformer en contrôleur de jeu vidéo. N’oublions pas la sortie audio pour connecter un casque d’écoute et ainsi mettre le téléviseur en sourdine, fonction qui vaut à elle seule le prix d’achat d’un Roku 3!

L’appareil s’oppose aussi aux clés HDMI comme la Chromecast en offrant un récepteur compatible avec la diffusion sans fil à partir de la plupart des PC et de plusieurs applications de vidéo mobile sur Android et iOS.

Et comme d’habitude avec Roku, ça fonctionne au poil.

À la fois ouverte et limitée...

Cela dit, il y a des bémols et ils sont de taille: la recherche vocale de films, séries télé, ou acteurs fonctionne exclusivement en anglais, et plusieurs services vidéo qui lui sont associés (de Google Vidéo à Vudu, en passant par Sling TV et Hulu) sont exclusifs au marché américain. Mais ça, les Canadien(ne)s doivent s’y résigner, car c’est la même chose partout, même sur l’Apple TV et le Nexus Player.

Chez nous, le Roku a davantage l’allure d’un récepteur de contenu stocké à la maison, agrémenté de quelques applications web en prime, dont Netflix, et YouTube. Il donne aussi accès aux services web en direct d’à peu près toutes les ligues nord-américaines de sport professionnel, incluant parfois même les séries.

On trouve tout ça sous forme d’applications à installer à partir du catalogue officiel de Roku. Il y a plus, car ce catalogue comprend plusieurs centaines d’applications, dont plusieurs jeux vidéo (assez simplets, cela dit) adaptés pour l’écran du salon. Et si on ne les y trouve pas, des applications «privées» non officielles peuvent être installées en quelques clics seulement sur sa Roku.

Bref, voilà la formule Roku, appliquée à la vidéo: une plateforme simple, polyvalente et ouverte, qui durera assez longtemps pour faire oublier les 110 $ déboursés pour ce modèle, le plus équipé de la gamme (ça débute à 60 $). Avec ça, plus besoin d’attendre après Apple!

Roku 3 (édition 2015)

  • Récepteur numérique HDMI pour téléviseur
  • Entrée USB, fente micro SD
  • Port Ethernet, WiFi
  • Sortie audio 3,5 mm (sur la télécommande)
  • Recherche vocale (en anglais), télécommande-contrôleur de jeu vidéo
  • 110 $

Brèves

Apple TV

 Moins chère, moins connectée

Photo courtoisie

On sent qu’Apple prépare quelque chose de gros du côté de la télé pour l’automne. La société de Cupertino a d’ailleurs réduit le prix de son Apple TV actuellement en marché, à 90 $. C’est sans conteste le meilleur moment pour mettre la main sur ce récepteur vidéo, puisque son offre de films et de vidéo en français est difficile à battre.

La boutique iTunes est bien adaptée au marché québécois, et même si l’appareil est assez limité côté connectivité, on peut assez simplement afficher ses propres fichiers médias à l’écran via une connexion réseau à son PC ou son Mac, ou en diffusant directement d’un appareil mobile via le protocole AirPlay.

Ceux qui comptent patienter pour une offre télévisuelle révolutionnaire signée Apple risquent d’être déçus, car quoi qu’il arrive cet automne, Apple semble ces jours-ci se concentrer sur le marché états-unien et anglophone d’abord et avant tout. On verra bien.

Apple TV

♦ Récepteur numériquepour téléviseur

♦ Sortie HDMI

♦ Port Ethernet, WiFi

♦ Sortie audio numérique

♦ 90 $

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