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Theratechnologies échappe à une demande de recours collectif

Un homme de Saint-Hyacinthe réclamait plus de 390 000 $

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OTTAWA | La Cour suprême du Canada a rejeté une demande d'autorisation de recours collectif contre la compagnie pharmaceutique montréalaise Theratechnologies, dans un jugement unanime rendu hier.

La société de portefeuille 121851 CANADA INC. voulait poursuivre Theratechnologies en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières. Son seul actionnaire, Roger St-Germain, de Saint-Hyacinthe, réclamait plus de 390 000 $ en dommages-intérêts.

L’homme détenait 190 000 actions dans l’entreprise. Il alléguait que la compagnie n'avait pas réagi par voie de communiqué à des craintes soulevées le 25 mai 2010 par des entreprises de cotations boursières sur des effets secondaires de son nouveau médicament, la tésamoréline. Ces inquiétudes faisaient suite à certaines questions et objections formulées par la Food and Drug Administration (FDA), aux États-Unis, et publiées sur son site web. M. St-Germain avait vendu ses actions à perte à la suite de la publication des informations. Le prix de l’action avait chuté de 58 %.

Approbation

Or deux jours plus tard, le 27 mai 2010, un comité de la FDA a approuvé la tésamoréline. Ce médicament réduit l’excès de graisse abdominale chez les patients atteints de lipodystrophie associée au VIH. Theratechnologies a communiqué sans délai la nouvelle à ses actionnaires et le prix de l’action est revenu à la normale.

La Cour suprême a déterminé que M. St-Germain «ne peut raisonnablement avoir gain de cause» puisqu'il n'a présenté aucun élément de preuve portant sur des changements importants dans les activités de Theratechnologies qui auraient contraint cette dernière à des obligations d'information, comme l'exige la Loi.

Études cliniques

Le plus haut tribunal du pays a indiqué que la compagnie pharmaceutique a informé régulièrement ses actionnaires et la Commission des valeurs mobilières du Québec de l'évolution du processus d'approbation de la FDA et des résultats des études cliniques du médicament.

«Tout investisseur raisonnable ayant lu les communiqués de presse de Thera aurait su que les problèmes de glycémie et de diabète faisaient partie des effets secondaires potentiels du médicament, et que les études cliniques effectuées par Thera concluaient que ces effets n'étaient pas cliniquement significatifs», a souligné la Cour suprême dans sa décision.

 

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