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Bonne idée ou pas d'ignorer les syndicats ?

Martin Coiteux , Asemblee Nationale, parlement
Photo d'archives

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La carte d'invitation pour les syndicats n'a pas été perdue dans le courrier. Martin Coiteux ne les a pas invités pour discuter des grandes orientations à prendre pour sortir du bordel informatique.

Québec a mis sur pied un groupe de réflexion formé de 15 joueurs pour orienter le gouvernement dans ses grandes politiques afin d'améliorer pour de bon et à long terme le sort des dépenses informatiques au gouvernement.

Ils seront appelés à se réunir sporadiquement durant les prochains mois et devront formuler des recommandations à Martin Coiteux.

Le mandat est d’«accompagner le gouvernement et orienter les politiques dans l’élaboration d’une vision globale et d’une stratégie en informatique».

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) n’est pas invité à cette table et il n’est pas content. Le SFPQ et sa présidente Lucie Martineau ne sont du groupe non plus. Martin Coiteux n’a pas invité un seul syndicat.

Voici la liste : Association professionnelle des entreprises en logiciels libres (APELL), Association québécoise des technologies (AQT), Regroupement des partenaires du gouvernement en technologie de l'information (RPGTI),TechnoMontréal, Voix des entrepreneurs en T.I. de Québec (VETIQ), Forum des gestionnaires en technologies de l'information (FGTI), Revenu Québec, SAAQ, RAMQ, CSST, Réseau de la Santé et des Services sociaux, Réseau de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur, Mouvement Desjardins, PMI-Montréal et le bureau du Dirigeant principal de l’information (DPI).

Parmi les priorités ciblées pour ce groupe, il y a la question du rehaussement de l’expertise interne, donc comment regarnir les ministères et organismes de syndiqués membres de la fonction publique dans les départements informatiques. Martin Coiteux est le premier à reconnaître que la grande dépendance envers le privé en informatique est préoccupante.

Le sujet du rehaussement de l’expertise concerne donc grandement les syndicats. Est-ce que les syndicats auraient dû être invités pour cette réflexion qui influencera les politiques ? Les syndicats doivent-ils avoir un rôle dans le processus décisionnel ou devraient-ils être consultés quand le plan sera davantage fixé ? Le SPGQ a-t-il raison de croire qu’il devait faire partie de l’équation ? Ou est-ce que Martin Coiteux a raison de croire que le SPGQ ne doit pas avoir ce rôle au cours du processus de réflexion ?

Le SPGQ a publié un communiqué hier dans lequel il expliquait son mécontentement :

«Le SPGQ estime qu’il avait sa place (...) (C'est) difficile à comprendre, car comment bénéficier de l’expertise des employés de l’État dans le domaine des TI, sans que ceux-ci ne soient invités aux tables de discussion? L’apport du SPGQ à ce comité aurait pourtant été  essentiel», explique le président Richard Perron.

«  Une lettre a été envoyée au ministre Coiteux dans laquelle nous lui affirmons qu’il n’est pas trop tard pour que le SPGQ joigne le Conseil et participe ainsi à l’élaboration de mesures pour éviter, dans le futur, des cafouillages comme ceux du projet Sentinelle », ajoute-t-il.

En communicant davantage avec ses employés, le gouvernement s’assurerait la mise en place efficace des projets qu’il dirige, tout en accentuant sa compréhension de l’importance devant être accordée à l’expertise au sein de l’appareil étatique, selon le syndicat qui regroupe 18 000 fonctionnaires.

 


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