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Bordel informatique: le Ministère doit «refaire ses devoirs»

La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

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La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a demandé une réévaluation du projet informatique qui dérape depuis 16 ans dans son Ministère.

Lundi matin, notre Bureau d’enquête révélait que le projet Sentinelle, visant l’informatisation des échanges d’information au sein des services correctionnels, revenait à la case départ après 16 ans. Un des gestionnaires du projet a aussi été arrêté deux fois par l’ Unité permanente anticorruption (UPAC) pour fraude.

Les millions de dollars se dépensent depuis toutes ces années, alors que le projet a été abandonné déjà deux fois.

Les évasions et les cas de libération par erreur signifient que le Ministère doit mieux recourir aux technologies pour épauler les services correctionnels.

Questionné par la Coalition avenir Québec en chambre, la ministre a mentionné que des mesures avaient été prises même si le système informatique est au point mort. La sécurité du public n’est pas compromise, a-t-elle fait savoir.

«Dès mon arrivée, on a demandé une réévaluation du projet, et je pense que c’est normal de le faire. On ne peut pas nous accuser de ne pas prendre au sérieux nos tâches», a-t-elle expliqué.

Son attaché de presse nous a ensuite contactés pour nous expliquer que le Ministère devait «refaire ses devoirs», a-t-il lancé, rappelant que ce projet était déjà arrêté à l’arrivée de la ministre.

Il fallait s'asseoir

«Ce n’est pas vrai que l’on va redémarrer le projet de n’importe quelle façon. On aime mieux s’asseoir et réévaluer que de se rendre compte dans deux ans qu’on a réinjecté 20, 30 ou 40 millions $ dans une technologie dépassée.»

Les causes exactes du dérapage demeurent nébuleuses, et la ministre tentera d’en comprendre l’historique, nous dit son attaché. Impossible non plus de savoir pourquoi le Ministère prétendait que le projet était complété à 40 % alors qu’il n’était même pas commencé. Concernant le travail du gestionnaire accusé par l’UPAC, aucun commentaire n’a été formulé puisque le dossier est devant la justice.

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