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Les régions ne se tairont pas

La coalition «Touche pas à mes régions» déplore le recours au bâillon

Daniel Côté, maire de Gaspé et porte-parole de «Touche pas à mes régions»
Photo d'archives / Agence QMI Daniel Côté, maire de Gaspé et porte-parole de «Touche pas à mes régions»

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La coalition qui regroupe des élus, des organisations et des municipalités de régions du Québec considère que le recours au bâillon par l’Assemblée nationale pour l’adoption de la loi 28 n’est rien de moins que l’abolition des outils de développement et de concertation régionale comme les Conférences régionales des élus (CRÉ).

«La vision gouvernementale du développement des régions est floue et improvisée. C’est un jour triste pour le développement régional, car le gouvernement a mis fin, à coup de bâillon, à un demi-siècle d’histoire», a commenté Daniel Côté, maire de Gaspé et porte-parole de «Touche pas à mes régions».

«Je suis consterné du manque d’écoute de notre gouvernement, car d’autres options que le démantèlement pur et simple étaient possibles».

Un peu d’espoir

La coalition compte sur le gain obtenu lors de sa rencontre privée avec le premier ministre du Québec le 1er avril pour mobiliser les régions et les encourager à mettre en place des instances de concertation.

«Cette rencontre a tout de même permis d’obtenir un engagement du premier ministre à reconnaître formellement des instances régionales de concertation si la volonté des milieux était exprimée. C’est un pas significatif lorsque l’on considère qu’il y a quelques semaines à peine, le gouvernement doutait de la pertinence de telles instances, pourtant essentielles pour maintenir un tissu social et économique régional fort», a poursuivi le porte-parole de la coalition, Gérald Lemoyne.

Un sommet dans chaque région

À l’exemple du sommet économique qui se tiendra à Alma en juin prochain, on suggérera aux membres de la coalition à solliciter, dans leurs régions, la tenue d’un sommet régional sur l’avenir social et économique.

«Le premier ministre a convié chacune des régions à entamer une réflexion afin de se doter d’une vision régionale commune pour un développement concerté et structurant. Les régions qui souhaiteront réaliser un tel exercice recevront l’appui du premier ministre. En réaction à cette proposition, plusieurs régions du Québec sont déjà réceptives à tenir un tel événement», ont conclu MM. Côté et Lemoyne.