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Traitement antirouille en suspens pour le tunnel Louis-H.-La Fontaine

Tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine
Photo Martin Chevalier

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Une plainte d’un soumissionnaire oblige le ministère des Transports à annuler un appel d’offres pour un traitement-choc antirouille dans le tunnel Louis-H.-La Fontaine.

En mars dernier, Le Journal révélait que le MTQ cherchait un fournisseur d’enduit anticorrosion pour combattre la rouille qui ronge l’armature du tunnel montréalais.

Jamais une telle demande n’avait été faite au Québec auparavant.

Trop vague

Toutefois, une description trop vague des produits recherchés a mené à une plainte d’un soumissionnaire et, ultimement, à l’annulation du processus le 1er avril dernier. L’appel d’offres demandait notamment qu’on fournisse le produit «Astec #5000 HB ou équivalent».

Les services du ministère devront donc préciser la liste des enduits qui seront admissibles avant de relancer l’appel d’offres à une date toujours inconnue.

«L’idée derrière tout ça est de préciser quels types de produits on veut [...] Si la liste est plus complète, on s’attend sans aucun doute à ce que les répondants à l’appel d’offres soient plus nombreux», a expliqué un porte-parole du MTQ, Benoît Lachance.

Sans pouvoir préciser le nombre exact, le porte-parole a confirmé qu’il y avait tout de même eu «au moins un» soumissionnaire au premier appel d’offres pour traiter la structure qui a les airs d’une zone de guerre.

M. Lachance n’était toutefois pas en mesure de confirmer si l’échéancier des travaux serait retardé par l’annulation du processus de sélection.

Structure détériorée

Inauguré en 1967, le tunnel Louis-H.- La Fontaine montre depuis des années des signes avancés de vieillesse.

La rouille serait devenue particulièrement problématique depuis 2013, alors que le MTQ a pris la décision de retirer les tuiles blanches qui séparaient l’armature de la structure de l’eau et du sel projetés par les véhicules.

Le traitement anticorrosion servira donc à maintenir le tunnel en état jusqu’à ce que Québec puisse effectuer des rénovations majeures sur les tubes de circulation.

Ces travaux d’envergure ont été repoussés d’au moins cinq ans après qu’on eut annoncé qu’il faudrait construire un nouveau pont Champlain d’ici 2018.

«Ce ne sont pas des travaux urgents, ils se font de façon préventive. La sécurité de la structure et du tunnel n’est pas en jeu présentement», a rassuré M. Lachance.

 

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