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Bernard Drainville se range derrière Pierre Karl Péladeau

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Convaincu que les dés sont jetés dans la course au leadership du Parti québécois, Bernard Drainville lance la serviette et se range derrière le favori, Pierre Karl Péladeau.

À trois semaines du scrutin, le député de Marie-Victorin estime que l'avance du magnat de la presse est insurmontable.

«J'ai tout donné, mais il faut se rendre à l'évidence: dans les dernières semaines, le vote s'est cristallisé et Pierre Karl a rassemblé une nette majorité dernière lui. Continuer la course en sachant cela n'aurait pas eu de sens», a-t-il soutenu mercredi.

 

Photo Le JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK

Il y a quelques jours, Bernard Drainville tenait pourtant un tout autre discours, prédisant même un second tour pour le choix du prochain chef. Il a même comparé PKP à un mirage durant le dernier débat des aspirants chefs.

Deuxième lors du lancement de la course, Bernard Drainville avait perdu des plumes, devancé par le jeune Alexandre Cloutier dans les derniers sondages.

«J'avais pas le goût de me battre pour être deuxième», convient-il maintenant.

Photo Le JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK

Très ému, Bernard Drainville a dû interrompre son discours à quelques reprises pour retenir ses larmes.

Il a pris sa décision lundi soir après de longues discussions avec sa garde rapprochée. Des échanges ont eu lieu mardi entre les deux clans et l'alliance a été scellée mercredi matin par une rencontre entre les deux aspirants chefs, dans le bureau de PKP au Parlement.

Dans ce mariage de raison, Bernard Drainville aura quand même réussi à arracher quelques concessions au député de Saint-Jérôme, qui devra consulter les militants péquistes six mois avant les prochaines élections générales sur la tenue d'un référendum dans un premier mandat.

La majorité des députés qui appuyaient Drainville dans la course se sont ralliés au clan Péladeau. Non sans une certaine réserve pour certains. Le député Alain Therrien a d'ailleurs comparé PKP à la «saveur du jour», avant de lui donner son appui. Seuls André Villeneuve et Carole Poirier sont en réflexion.

Modeste, le député de Saint-Jérôme a néanmoins reconnu que c'était «une belle journée» pour son équipe. «C'est la journée de Bernard, ce n'est pas une décision facile», a-t-il brièvement commenté. Il a ajouté que la plate-forme de campagne de Bernard Drainville ressemblait à la sienne.

Justement, selon son adversaire Martine Ouellet, c'est les tenants de la gouvernance souverainiste et les «clans pro-pétrole qui se rassemblent». PKP et Bernard Drainville sont les deux seuls prétendants au trône péquiste qui s'étaient montrés ouverts à l'exploration pétrolière sur Anticosti.

Martine Ouellet et Alexandre Cloutier sont convaincus que cette alliance ne signifie pas qu'il y aura un couronnement. «J'ai le vent dans les voiles!», a martelé le député de Lac-Saint-Jean. Selon lui, l'élimination d'un candidat dans la course ne va pas lui nuire. «Moins il y aura d'offres sur la table, par définition, plus les choix seront faciles à faire».

Pour le seul candidat qui n'est pas député, Pierre Céré, cette décision de se rallier au favori alimente le cynisme.

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