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Google pénalise les sites non mobiles

A neon Google logo is seen as employees work at the new Google office in Toronto
Photo Archives / REUTERS «Google détermine comment on navigue sur Internet», estime un expert.

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MONTRÉAL – Les sites Internet qui s'affichent mal sur un appareil mobile sont punis par Google depuis mardi. Une décision qui séduira les utilisateurs et forcera les entreprises à s'adapter.

Le moteur de recherche vient mettre à jour son algorithme. Désormais, les sites non compatibles descendront dans les résultats de Google lorsque la recherche sera effectuée sur mobile. Chaque page sera évaluée séparément.

Google réagit ainsi aux habitudes des gens, a expliqué Philippe Bertrand, vice-président et chef de la croissance chez Équation humaine.

«Nous avons atteint le milliard de sites web en 2014», a signalé M. Bertrand. «C'est un travail colossal de les indexer, surtout en sachant que 61 % du traffic mondial vient d'un téléphone ou d'une tablette.»

Quatre sites sur cinq

Le vice-président comprend la réaction négative des gens qui visitent une page dont le design répond mal à la taille d'un petit écran. Ce serait le cas sur 80 % des sites.

«Vous devez travailler avec vos doigts pour voir l'information. Google indique que, comme ça frustre l'utilisateur, il faut se conformer.»

L'utilisation du mobile est rendue trop importante pour éviter la transition. Selon la société de recherche comScore, 29 % des recherches ont été faites sur un mobile lors des trois derniers mois de 2014 aux États-Unis.

Au Québec, 52 % des adultes avaient un téléphone intelligent l'an dernier, selon les chiffres compilés par le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO). Presque 60 % des Québécois avaient accès à Internet avec un appareil mobile, en incluant les tablettes. Environ 42 % faisaient des achats avec ces technologies.

Le chemin vers la mobilité sera toutefois cahoteux. Des sources indiquent qu'une adaptation de site peut coûter des milliers de dollars, lorsque ce n'est pas davantage.

«Nous n'avons pas le choix», a estimé pour sa part Philippe Bertrand. «Google détermine comment on navigue sur Internet. Tout le monde doit emboîter le pas».

Les agences comme la sienne sont à pied d'œuvre pour «rénover» les sites qui ne sont pas encore prêts.

Afin d'aider les éditeurs, Google a publié son propre guide de vérification et d'apprentissage sur les sites mobiles.

https://developers.google.com/webmasters/mobile-sites/get-started/