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Coupable de harcèlement pour un graffiti menaçant du commandant Ian Lafrenière

Jennifer Pawluck
Photo LE JOURNAL DE MONTRÉAL, BEN PELOSSE Jennifer Pawluck était toute souriante juste après avoir été déclarée coupable de harcèlement envers le porte-parole de la police de Montréal Ian Lafrenière.

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Une jeune anarchiste a été reconnue coupable jeudi de harcèlement criminel envers le porte-parole de la police de Montréal Ian Lafrenière pour avoir publié en ligne un graffiti le montrant avec une balle dans la tête.

«Les gens doivent prendre conscience qu’un simple clic peut avoir des conséquences», a lancé la juge Marie-Josée Di Lallo juste avant de rendre son verdict dans le dossier de Jennifer Pawluck.

Le message ne semble toutefois pas avoir été bien compris par l’accusée de 22 ans, qui a quitté la salle d’audience en rigolant, suivie d’une proche qui tentait de la cacher.

«Le commandant Ian Lafrenière s’est senti visé personnellement en voyant ainsi son visage, venait pourtant tout juste de rappeler la juge. On ne peut faire autrement que de se sentir menacé, même si on est policier.»

Ian Lafrenière, victime
Photo d'archives
Ian Lafrenière, victime

Mots-clés

Car en plus de l’image violente, Pawluck avait ajouté en bas de la photo des mots-clés reprenant le nom du policier de deux façons différentes en plus du slogan «ACAB» qui signifie «Tous les flics sont des bâtards». Elle avait aussi mis en ligne d’autres slogans tels que «Un flic une balle».

Lors du procès, l’accusée avait reconnu que l’image «n’était pas pacifique», mais qu’elle n’avait pas eu d’intention criminelle lorsqu’elle l’avait mise en ligne en mars 2013. Elle avait aussi avoué qu’à cette époque, elle avait une «haine envers l’institution policière, mais pas contre les policiers».

Image « critique »

Pawluck avait aussi affirmé avoir trouvé l’image «bien faite», et qu’elle jetait «un esprit critique envers la brutalité policière». À cette époque, elle était active lors des manifestations.

La juge n’a pas cru cette version.

Ian Lafrenière avait affirmé avoir craint pour sa sécurité après avoir été mis au courant que l’image violente circulait sur internet. Il avait ajouté que même s’il avait déjà pris de nombreux dossiers de crime organisé, il ne s’était jamais senti menacé de la sorte.

Pawluck reviendra à la cour le mois prochain pour les représentations sur la peine. Elle est défendue par Me Valérie de Guise de la clinique Juripop, tandis que Me Josiane Laplante représente la Couronne.

Le compte Instagram de l'accusée où la photo avait été diffusée est depuis fermé, tout comme un autre compte sur les réseaux sociaux qu'elle avait à l’époque utilisé pour dévoiler des détails de son arrestation.

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