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Harper a les deux mains dans la Caisse de l'Assurance-Emploi

Harper
Photo Ernest Doroszuk

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J’ai souvent dit que le problème avec les libéraux était qu’ils ne faisaient pas ce qu’ils avaient promis, alors que le problème avec les conservateurs était qu’ils faisaient ce qu’ils avaient promis!

Je me souviens également que Stephen Harper et moi avions dénoncé les libéraux qui avaient ni plus ni moins volé la Caisse de l’Assurance-Emploi. Harper avait solennellement promis de ne jamais utiliser l’argent des chômeurs à d’autres fins que celle pour laquelle il devait servir, c’est-à-dire venir en aide à ceux qui avaient perdu leur emploi.

Stephen Harper cette fois-ci a brisé sa promesse et a agi comme les libéraux l’avaient fait.

En effet, on retrouve dans le budget présenté par Joe Oliver au chapitre intitulé « Perspectives budgétaires avant les mesures annoncées dans le Plan économique 2015», au tableau 5.2.2, le solde budgétaire pour les années 2015/2016 et 2016/2017, qui sont de 1.9 milliard de dollars pour la première année et de 4.3 milliards de dollars pour la seconde. Le total est donc de 6.2 milliards de dollars pour ces deux années.

D’autre part, on peut lire au tableau 5.2.5 du même budget que le solde annuel du compte des opérations de l’Assurance-Emploi est de 3.4 milliards de dollars pour l’année 2015/2016 et de 3.8 milliards de dollars pour l’année 2016/2017. Le total pour les deux années est donc de 7.2 milliards de dollars pour les deux années.

On réalise dès lors que les surplus disponibles avant les mesures annoncées par le gouvernement de Stephen Harper proviennent de la Caisse de l’Assurance-Emploi et que les « cadeaux» des conservateurs sont dans les faits payés par les employés et les employeurs qui sont les seuls, rappelons-le, à cotiser à la Caisse de l’Assurance-Emploi.

Stephen Harper a donc fait exactement ce qu’il reprochait à Paul Martin d’avoir fait et ce qu’il s’était engagé à ne jamais faire. Le premier ministre n’a donc pas suivi sa ligne de conduite voulant qu’il fasse toujours ce qu’il avait promis de faire.


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