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Price doit en voler une

Première ronde de la série entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal du hockey de la LNH.
Photo Le Journal de Montréal, Martin Chevalier Le ballon est entre les mains de Price Carey.

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Le vent a tourné dans la série mettant aux prises le Canadien et les Sénateurs. C’est bien pour dire.

Personne ne croyait les Sénateurs capables de vaincre Carey Price ­quatre fois après que le Canadien eut remporté les trois premiers matchs.

Aujourd’hui, à quelques heures de la sixième rencontre, on se demande si le Tricolore va être en mesure de battre Craig Anderson une deuxième fois dans la série.

Tout un revirement, n’est-ce pas?

Manque d’ardeur

On dit que la quatrième victoire est la plus difficile à aller chercher dans une série. Mais le Canadien n’a pas bien paru dans ses deux défaites contre les Sénateurs.

Et ce, même s’il n’a perdu que 1 à 0 dans le quatrième match à Ottawa.

La troupe de Michel Therrien savait très bien que ses rivaux rouleraient la pédale au plancher dans la troisième période. Elle les a regardés jouer.

Vendredi soir, on a eu droit à un beau désastre.

On se serait attendu à ce que les joueurs du Tricolore jouent le ventre à terre devant leurs partisans. Mais ils n’ont pas déployé toute l’ardeur voulue pour porter le coup de grâce aux ­Sénateurs.

Déranger Anderson

Les chiffres disent bien que le ­Canadien a dirigé 46 tirs vers Anderson, mais plusieurs venaient de loin.

Le gardien des Sénateurs n’a pas été tellement dérangé dans son travail.

Carey Price a dit lui-même après le match que ses coéquipiers doivent aller se placer devant le filet.

Oups!

Quand ça vient de la bouche de votre propre gardien, le message a une ­signification bien particulière.

Comme toujours, Brendan Gallagher a tout fait pour compliquer le travail d’Anderson. Mais à part lui, ses coéquipiers ont été timides à ce chapitre.

Quant à Brandon Prust, il a dépassé les bornes en échangeant des coups de bâton avec le vétéran gardien.

Mettons ça sur le compte de la ­frustration.

Pas le droit à l’erreur

Bon d’accord, le Canadien mène encore la série. Joueurs et dirigeants diront qu’il n’y a pas lieu de paniquer.

Mais ça, c’est pour la galerie.

Personne ne doit être vraiment à l’aise au sein de la troupe.

Par deux fois, le Tricolore a raté ­l’occasion d’achever les Sénateurs. Le momentum a changé de côté.

La pression est sur le Canadien, même si Therrien affirme que c’est de la bouillie pour les chats.

Le début de la série ne s’est pas déroulé comme prévu. Mais en se ­donnant une avance de trois matchs, le Canadien n’a pas le droit de perdre.

Le ballon est entre les mains de Price.

Comme il l’a fait si souvent en saison régulière, il devra en voler une. Et il serait préférable qu’il s’exécute ce soir à Ottawa.

Car l’histoire dit que l’avantage de la patinoire ne garantit pas la victoire dans un septième match.

Sachez que l’an dernier, les visiteurs l’ont emporté six fois sur sept dans ces circonstances.

Les Kings de Los Angeles ont fait le coup aux trois équipes qu’ils avaient affrontées dans les séries de l’Ouest.

Qui sortira de l’ombre ?

Il faudrait bien aussi que l’attaque produise un peu. L’attaque massive est tout simplement déplorable.

Les deux premiers trios ne totalisent que trois buts en cinq matchs.

Comme Pat Burns l’avait déjà dit, on ne va pas à la chasse à l’ours avec un couteau à beurre!

Max Pacioretty n’est visiblement pas au sommet de sa forme. Il n’est que l’ombre de lui-même.

Même les Plekanec, Desharnais et Galchenyuk sont bien décevants.

Et on ne parle pas de Devante Smith-Pelly.

Gallagher fait son gros possible, mais il n’est pas un marqueur né.

De tous ces joueurs, Galchenyuk constitue la plus grande déception. La jeunesse n’est plus une excuse dans son cas.

Il en est à sa troisième saison dans la Ligue nationale et il doit donner plus.

Répondra-t-il?


Le duo Crosby-Malkin restera

L’élimination en cinq matchs des Penguins aux mains des Rangers ne signifiera pas la fin du duo Crosby-Malkin à Pittsburgh. C’est ce qu’a indiqué hier le chef de la ­direction de l’équipe, David ­Morehouse.

«Nous avons confiance dans les joueurs qui forment le cœur de ­notre équipe», a dit Morehouse aux médias locaux, hier.

«Notre mandat est de bâtir notre équipe autour de ces joueurs.»

Morehouse a ajouté que les propriétaires de l’équipe, c’est-à-dire Ron Burkle et Mario Lemieux, ne voient aucun avantage à séparer le tandem Crosby-Malkin.

Les deux joueurs de centre ont grugé à eux seuls 30% de la masse salariale des Penguins cette saison.

En ajoutant les salaires de Kris Letang, Marc-André Fleury et Paul Martin, la proportion atteint 54 % pour un total de cinq joueurs.

Absences coûteuses

D’autre part, Morehouse a fait ­valoir que les Penguins avaient beaucoup souffert de l’absence de Kris Letang, Christian Ehrhoff et Olli Maata.

«Je ne sais pas combien d’équi­pes seraient capables de gagner sans trois de leurs quatre premiers défenseurs», a-t-il déclaré.

C’est la troisième fois en six ans que les Penguins subissent l’élimination au premier tour des séries depuis leur conquête de la coupe Stanley en 2009.

Cette année-là, la bande à Crosby avait remis la monnaie de leur pièce aux Red Wings de Detroit, qui les avaient battus en finale ­l’année précédente.

Plusieurs estimaient que les ­Penguins deviendraient une équipe dominante pour une longue période, mais les choses ne se sont pas passées ainsi. Comme quoi le temps des dynasties est bel et bien terminé.

DANS LE CALEPIN – Je ne connaissais pas Jim Fanning aussi bien que mon cher confrère Pierre Durocher. Mais j’avais rencontré l’ancien directeur général et gérant des Expos assez souvent pour savoir qu’il avait un cœur d’or. D’où son surnom de «Gentleman Jim»...

Je l’ai vu pour la dernière fois l’an dernier lors du retour du baseball au Stade olympique. Il se déplaçait péniblement à l’aide d’une cane, mais il n’avait pas perdu son sourire et sa bonne humeur. C’est un chic bonhomme qui vient de nous quitter.