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L’avenir pour Harper c’est l’élection d’octobre 2015

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Le ministre fédéral des Finances, Joe Oliver, a exprimé on ne peut plus clairement la vision de l’avenir que nous propose le gouvernement conservateur de Stephen Harper quand il s’est exprimé sur les effets à long terme des nouvelles mesures apportées aux comptes d’épargne libres d’impôt (CELI).

Tant pis pour les générations futures

Oliver a été d’une franchise rafraîchissante, chose rare pour un conservateur, en disant: «J’ai entendu dire que nous pourrions avoir un problème vers 2080. Pourquoi ne pas laisser la petite-fille du premier ministre le résoudre?»

Joe Oliver a donc été on ne peut plus clair: ce qui importe pour les conservateurs, c’est de gagner la prochaine élection et tant pis si les générations futures écopent de graves problèmes! Il aurait été agréable d’entendre Stephen Harper nous dire: «Je vous fais de beaux petits cadeaux dans mon dernier budget. La meilleure, c’est que c’est vous-mêmes qui les payez!»

Plusieurs analystes ont affirmé, avec raison d’ailleurs, que le gouvernement Harper, en ratissant tous les fonds de tiroir et en s’appropriant les surplus de la Caisse de l’assurance-emploi n’avait plus de marge de manœuvre pour faire face à quelque imprévu que ce soit. Il ne faut cependant pas sous-estimer Stephen Harper, car nous devrions réaliser que les conservateurs ont toujours une marge de manœuvre: les contribuables que nous sommes tous!

La fiscalité inventive du gouvernement conservateur n’est pas le seul exemple du «pelletage en avant» auquel se livre ce gouvernement fédéral au détriment, bien sûr, des générations futures.

Après-moi le déluge !

S’il est un sujet préoccupant pour l’avenir de la planète, c’est bien la question environnementale. L’environnement, ce n’est pas le retour à la terre ou la vie en «communes» des hippies d’une époque pas si lointaine.

L’environnement est indissociablement lié au développement économique. Désormais, il ne peut y avoir de développement économique sans politique de développement durable. Il est tout aussi vrai que le développement durable ne se réalisera pas s’il n’est pas rentable.

Des pays comme la Norvège ont su exploi­ter des ressources fossiles en respectant l’environnement, tout en se dotant de programmes sociaux de haut niveau et en prévoyant l’avenir. Prévoir l’avenir, c’est s’assurer d’avoir des finan­ces publiques en bon état et de développer des sources et des infrastructures d’énergie verte.

Les pays responsables préparent l’avenir en investissant dans une économie liée au développement durable plutôt que de tenter d’encaisser le plus de profit à court terme tout en le dilapidant en «cadeaux» à saveur électorale, comme le font les conservateurs de Stephen Harper.

Le budget déposé la semaine dernière par Joe Oliver est fort révélateur: rien de consistant sur la question environnementale, à peine quelques mots.

On lit bien le fond de la pensée de ce gouvernement: «Après-moi, le déluge!»

Qu’il y ait déluge n’est pas chose préoccupante pour Joe Oliver, car après tout «la petite fille du premier ministre» pourra s’en occuper!

Peu importe, semble-t-il, pour les conservateurs que beaucoup de «petites-filles» subissent à l’avenir les conséquences de leurs décisions.


L’environnement doit-il être une priorité pour nos gouvernements ?

 

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