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Le sans-abri interpellé par la police était un cas «difficile»

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Le sans-abri en shorts et t-shirt qui a été menacé d’être attaché à un poteau en plein hiver par un policier montréalais se montrait souvent « hostile » et avait l’habitude de ne pas être assez vêtu, selon deux intervenants sociaux qui connaissent bien l’homme.

Lors de son témoignage devant le Comité de déontologie policière hier matin, Éric Lefebvre, un agent de relations humaines au Centre de santé et services sociaux (CSSS) Jeanne-Mance, dit que l’itinérant lui était bien connu notamment à cause de ses tenues.

L’intervenant social Éric Lefebvre, qui connaît bien l’itinérant.
L’intervenant social Éric Lefebvre, qui connaît bien l’itinérant.

«Il y a une tendance avec cet homme et on fait souvent le même style d’intervention avec lui. Il est mal vêtu ou de façon inappropriée, en hiver ou en été, et ses vêtements laissent entrevoir ses fesses ou ses parties génitales», a témoigné M. Lefebvre.

Sa partenaire policière à l’Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ÉSUP), Karine Langlois, a corroboré ses dires en ajoutant que l’itinérant était «difficile».

«En juin 2012, on a reçu un appel parce qu’il se promenait avec les shorts en bas des fesses et sans ceinture», a raconté la policière.

L’agent Pierre-Luc Gauthier en marge d’une séance du Comité de déontologie policière.
L’agent Pierre-Luc Gauthier en marge d’une séance du Comité de déontologie policière.

Homme « hostile »

Le comité se penche présentement sur une vidéo mise en ligne le 2 janvier 2014 où l’on voit l’agent Pierre-Luc Gauthier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) menacer l’itinérant de «l’attacher une heure à un poteau» alors qu’il fait un froid sibérien.

Selon les deux témoins, le sans-abri refusait systématiquement toute offre de vêtement ou de refuge de la part des policiers ou des services de santé.

«C’est un client hostile dans sa façon de se tenir et de répondre aux policiers. Il ne veut pas d’aide, il veut s’en aller et ne veut pas te parler. (...) ça peut rendre le travail difficile», a raconté la policière.

L’agent et son partenaire, Vincent Marcotte, donneront leur version des faits demain.

 

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